Les mystères de l'économie américaine : et si Schumpeter avait raison ?

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Et si l'entrée progressive de l'ensemble de la société dans l'e-economie rendait caduques les comparaisons historiques ? (© A. Chaigneau)
Et si l'entrée progressive de l'ensemble de la société dans l'e-economie rendait caduques les comparaisons historiques ? (© A. Chaigneau)

Malgré une politique monétaire des plus souples, la croissance n’est plus ce qu’elle était aux Etats-Unis. Une analyse de Jean-Paul Pierret, associé du cabinet de conseil CoDiese. 

«Ce n'est guère encore qu'une intuition, mais la concordance de chiffres, en apparence décevants, de la reprise économique pourrait bien avoir d'autres raisons que la pusillanimité des agents et des institutions. Je parle, là, des États-Unis et non des reprises en demi-teinte ou avortées de l'Europe et de la Chine qui n'ont plus, ou pas encore, les moyens d'entretenir une croissance durablement vigoureuse.

L'Amérique a, en effet, mis en œuvre depuis 2009 tous les moyens, les orthodoxes comme les non conventionnels, pour sortir du gouffre de 2008 où l'avait plongée la crise des créances hypothécaires titrisées subprime. Six ans plus tard, le résultat en demeure incertain, où que l'on porte le regard.

Bien sûr, le produit intérieur brut américain a connu de belles avances sur certains trimestres, en moyenne, un peu plus de 2,5%, mais loin des 4 à 6% de croissance obtenus lors des précédentes reprises. Des créations mensuelles de l'ordre de 200.000 emplois ont, certes, permis un retrait du chômage vers 5,1%, ce qu'il est convenu de considérer comme proche du plein emploi. Cependant, ce résultat a été acquis au prix d'une réduction historique de la proportion de la

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  • charleco le mercredi 14 oct 2015 à 18:06

    On paie les excès passés, tout simplement, seulement ce ne sont pas les fauteurs qui sont pénalisés, comme toujours. Ce n'est pas de l'économie, c'est du droit commun.

  • stricot le mercredi 14 oct 2015 à 17:55

    On n'est plus au XXe siecle avec ses progres fulgurants, ses changements d'habitudes de vie toutes les decennies, sa sophistication galopante, et surtout son hyper-consommation de ressources energetiques et naturelles. on est au XXIe siecle, arrive a maturite de developpement civilisationnel, face aux enormes problemes ecologiques... tout appelle a une accalmie des rythmes, donc le 3%+ par an de croissance est a laisser aux oubliettes.On doit s'habituer a vivre confortablement dans la moderation