Les musulmans se mobilisent

le , mis à jour à 06:32
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Les musulmans se mobilisent
Les musulmans se mobilisent

Ni dôme ni minaret. La mosquée de Richmond Heights, située dans une banlieue proprette de Cleveland (Ohio), n'est dotée d'aucun des signes distinctifs des lieux de prière musulmans. Le large et discret bâtiment d'un étage est aussi un lieu d'échanges, tant religieux que civiques. Même si les fidèles, hommes et femmes, réunis avant la prière du vendredi, ne le reconnaissent pas formellement, l'heure est à la discrétion pour les musulmans américains. « Cela remonte au 11 septembre 2001 et aux attaques terroristes sur le World Trade Center, souligne Isam Zaiem, l'un des piliers de cette mosquée et membre du Council of American-Islamic Relations (CAIR), le Conseil pour les relations americano-musulmanes. Mais la situation a empiré depuis les attentats d'Isis (NDLR : le nom anglophone de Daech) et la tuerie de San Bernardino en Californie, en décembre dernier. Et surtout depuis l'émergence de Donald Trump. » Non sans humour, le CAIR a diffusé un — faux — « médicament », l'islamophobin, destiné à soigner « l'intolérance aveugle, la peur irrationnelle des musulmans »...

Entre sa proposition d'empêcher l'entrée des musulmans aux Etats-Unis et ses attaques, ce week-end, contre un couple de musulmans dont le fils, un soldat, est mort en Irak, les multiples saillies du candidat républicain ont mis beaucoup de nerfs à vif. « Nous recensons près d'une centaine d'actes antimusulmans depuis un an », s'exclame Julia, une Américaine convertie à l'islam, dont les cheveux sont recouverts d'un voile. « Il y a du vandalisme contre les mosquées, des attaques verbales ou physiques contre les musulmanes... Nous devons nous mobiliser encore plus fort dans cette campagne. Avant tout, contre Trump, qui est pour moi un néofasciste. Clinton, lorsqu'elle était secrétaire d'Etat, menait une politique trop pro-israélienne. Mais c'est la moins pire des deux », assure-t-elle.

Médecins, infirmières, producteurs dans l'audiovisuel, ...

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