Les moyens de police renforcés à Paris pour l'Euro

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LE PRÉFET DE PARIS OBTIENT UN RENFORT DES MOYENS DE POLICE POUR L'EURO
LE PRÉFET DE PARIS OBTIENT UN RENFORT DES MOYENS DE POLICE POUR L'EURO

PARIS (Reuters) - Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a déclaré lundi avoir obtenu du ministère de l'Intérieur des forces supplémentaires qui lui permettent d'aborder la période de l'Euro de football avec moins d'inquiétude qu'auparavant.

Dans un courrier à Bernard Cazeneuve daté du 26 mai, il avait plaidé pour la fermeture de la "fan zone" du Champ-de-Mars certains jours en raison des moyens selon lui insuffisants qui lui étaient alors alloués et de l'état de fatigue des forces de l'ordre.

A l'origine, 10.000 policiers de la préfecture de police devaient participer au dispositif de sécurité à Paris et dans la petite couronne durant la compétition, qui doit débuter vendredi et s'achever le 10 juillet.

"Suite aux discussions et aux arbitrages du ministre, nous avons renforcé ce dispositif en rajoutant une quinzaine d'unités de forces mobiles (...) et j'ajoute également que nous avons affecté dès sa sortie d'école la promotion des gardiens de la paix (...) à des missions autour de la 'fan zone' et de l'Euro", a dit le préfet de police.

En incluant également 1.200 soldats de l'opération Sentinelle, Michel Cadot compte plus de 3.000 personnes supplémentaires participant au dispositif.

"Il est nécessaire, si on veut assumer cette charge lourde qui est celle de l'Euro, d'avoir des moyens supplémentaires. Le ministre me les a donnés. Et donc ce point de vue, il a apporté la réponse souhaitée", a jugé le préfet de police.

"Aujourd'hui, nous sommes autant préparés que nous pouvons l'être", a-t-il insisté.

Pour autant, la menace djihadiste n'a pas disparu, selon Michel Cadot.

"Il n'y a pas de menace spécifique identifiée (...) Mais nous savons que, compte tenu du conflit et de son développement en Syrie et en Irak, compte tenu de la position de la France, compte tenu de l'existence d'un certain nombre d'équipes qui peuvent se trouver dans telle ou telle partie de l'Europe, le risque est élevé", a-t-il dit.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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