Les ministres écologistes restent en poste malgré le traité

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LES MINISTRES ÉCOLOGISTES RESTENT AU GOUVERNEMENT
LES MINISTRES ÉCOLOGISTES RESTENT AU GOUVERNEMENT

PARIS (Reuters) - Les deux ministres écologistes présents dans le gouvernement français y resteront malgré l'opposition de leur parti au traité européen sur la stabilité financière, ont annoncé lundi le gouvernement et leur parti.

En dépit de divers appels au départ des ministres, en particulier dans un éditorial du quotidien Le Monde, daté du 25 septembre, l'entourage du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait savoir que leur démission n'était pas à l'ordre du jour.

"La question de la participation de Mme Duflot et de M. Canfin ne se pose pas", a-t-on déclaré à Matignon. "Ils font pleinement honneur au gouvernement."

"Naturellement, ils peuvent rester au gouvernement. Il ne s'agit pas de surdimensionner la situation d'aujourd'hui", a confirmé aux journalistes le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

La ministre du Logement, Cécile Duflot, avait auparavant annoncé elle-même qu'elle ne quitterait ni le gouvernement, ni Europe écologie-Les Verts. "Je ne démissionnerai ni du gouvernement ni d'EELV", a-t-elle confié au site internet de Paris Match.

L'ex-chef de file du mouvement écologiste a précisé avoir géré cette affaire en direct avec le président François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qu'elle accompagnera mardi au congrès de l'Union sociale pour l'habitat à Rennes.

Ce dossier fait suite à de nombreuses divergences entre le Parti socialiste, qui détient à lui seul la majorité à l'Assemblée, et son allié écologiste. Ce dernier a obtenu pour la première fois en 2011 et 2012 des groupes à l'Assemblée nationale et au Sénat, mais uniquement grâce à l'appui des socialistes.

François de Rugy, le président du groupe à l'Assemblée nationale, a estimé sur Canal+ que le traité budgétaire, qui doit imposer à la France des règles strictes de retour à l'équilibre, n'était pas un dossier susceptible d'amener la démission des ministres.

Il a affirmé que le traité européen ne faisait pas partie du pacte majoritaire passé avec les socialistes.

"Nous sommes engagés dans la durée, sur la politique que nous menons ensemble (...). Nous ne prendrons pas la responsabilité de rompre, personne ne le comprendrait", a-t-il fait valoir.

François de Rugy a dit qu'il voterait personnellement contre le traité européen.

Quant à la bouderie du député européen Daniel Cohn-Bendit, figure du parti qui a annoncé sa rupture avec EELV du fait de cette position, l'élu s'est employé à la dédramatiser.

"Dany, le 'je t'aime moi non plus' avec les Verts, je le connais par coeur. Je ne vais pas vous dire que ça ne finit pas par me lasser un peu, d'ailleurs".

Thierry Lévêque et Emile Picy, édité par Patrick Vignal et Gérard Bon

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