Les ministres de l'UE étudieront un "groupe de soutien" à l'Irak

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par Adrian Croft BRUXELLES, 15 août (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, qui se réunissent vendredi à Bruxelles à propos de l'Irak, vont étudier la création d'un "groupe de soutien" avec les pays de la région, et notamment l'Iran, pour aider l'Irak à repousser la menace des djihadistes de l'Etat islamique, a déclaré jeudi un haut responsable de l'UE. Il a laissé entendre que le groupe pourrait comprendre, entre autres, l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe, la Jordanie, le Liban, la Turquie, l'Egypte et l'Iran. "Il est important d'avoir tout le monde à bord contre l'EIIL (ancien nom de l'Etat islamique, NDLR) parce qu'il ne faut pas que cela soit considéré comme une confrontation entre les pays occidentaux et l'EIIL. Il faut que ce soit clairement une confrontation entre l'EIIL et tous les pays de la région", a déclaré ce responsable. Le but est d'échanger des informations au sujet de l'Etat islamique, notamment sur son financement, et "de voir si tous ensemble, nous pouvons aller de l'avant pour trouver une manière, son seulement d'arrêter l'offensive actuelle de l'EIIL, mais aussi de tenter de la repousser", a expliqué ce responsable. Il n'a pas donné de précision sur la façon dont l'Etat islamique pourrait être repoussé. Les gouvernements européens se sont pour l'instant montrés réticents à participer à des frappes aériennes aux côtés des Etats-Unis. L'avancée rapide des djihadistes de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak s'est traduit par une convergence de vue inédite d'intérêt entre l'Occident et l'Iran, pays en principe ennemis. Comme les puissances occidentales, l'Iran chiite s'inquiète de l'installation des djihadistes sunnites en Syrie et en Irak. Les ministres tenteront de voir vendredi s'ils peuvent définir une position commune au niveau de l'UE sur l'envoi d'armes et de munitions aux Kurdes d'Irak qui ont demandé une aide internationale pour combattre l'Etat islamique. Les Etats membres de l'UE n'ont pas besoin d'un feu vert pour envoyer des armes en Irak et plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne, la République tchèque et les Pays-Bas, ont fait savoir qu'ils allaient envoyer des armes ou qu'ils envisageaient de le faire. Les ministres des Affaires étrangères discuteront aussi des crises en Ukraine, à Gaza et en Libye, ainsi que de la menace du virus Ebola qui a ait plus de 1.000 morts en Afrique de l'Ouest. Ebola a été ajouté à l'ordre du jour à la demande de l'Espagne, après la mort, dans un hôpital de Madrid, du prêtre espagnol Miguel Pajares, 75 ans, premier européen infecté par le virus. Il avait contracté la maladie au Liberia. (Danielle Rouquié pour le service français)

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