Les mineurs de Marikana ne désarment pas

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Leur mouvement de grève est un défi à l'autorité de Jacob Zuma, qui n'exclut pas d'appeler l'armée à la rescousse.

Originaire de la très pauvre province du Cap-Oriental, la famille Mayengese travaille à la mine de Lonmin, à Marikana, depuis 1987. Plus de vingt ans après la fin de l'apartheid, elle vit toujours dans le bidonville avoisinant de Wonderkop. Une cabane de tôle ondulée à peine plus grande que ne l'était la cellule de Nelson Mandela lorsqu'il était prisonnier. Le père, qui gagne 500 euros par mois, est le seul de la famille à avoir un emploi. Il nourrit cinq enfants et aide ses quatre s½urs, qui vivent au village. Comme 28.000 de ses camarades aujourd'hui en grève, il réclame un salaire de 1.250 euros (12.500 rands) par mois.

Les raisons de la colère qui a fait 45 morts en cinq semaines dans les mines sud-africaines sont faciles à comprendre. Mais les conséquences de cette révolte, que même les syndicats traditionnels ne contrôlent plus, sont tous les jours plus difficiles à cerner. Dimanche encore, la police a dispersé une manifestation de mineurs, les empêch

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