Les mineurs chiliens hantés par leur épreuve

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Six mois après leur sauvetage, les rescapés d'Atacama peinent à reprendre une vie normale.

De notre envoyée spéciale à Copiapo (Chili)

Dans l'arrière-cour de sa maison, au centre-ville de Copiapo, Omar Reygadas, 57 ans, profite de l'air frais de la fin d'après-midi. Jeans, polo turquoise et kit mains libres à l'oreille, le mineur a la mine enjouée des préretraités en forme. Il y a six mois, pourtant, lors d'un spectaculaire sauvetage suivi par les médias du monde entier, Omar était parmi ces 33 Chiliens extirpés des entrailles de la mine de San José, après 69 jours passés sous terre en raison d'un éboulement.

Aujourd'hui, «la majorité d'entre nous souffre de troubles du sommeil, explique Omar, ancien porte-parole des 33. Moi, je ne m'endors pas avant 4 heures ou 5 heures du matin et je suis réveillé dès 7h30». Richard Villarroel, 27 ans, autre mineur coincé par 700 mètres de fond, confirme: «Je ne dors que quelques heures par nuit et je fais des cauchemars.»

De retour dans la maison de sa mère, au sud du Chili, Daniel Herrera, 27 ans, est lui

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