Les mines antipersonnel ont fait moins de victimes-rapport

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WASHINGTON, 3 décembre (Reuters) - Le nombre de victimes des mines antipersonnel a reculé de près de 25% sur les 12 mois à fin octobre, soit le nombre le plus faible depuis le début de la tenue des statistiques, annonce la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL). Dans son rapport 2014 rédigé par l'Observatoire des mines, l'ICBL fait état de 3.308 personnes tuées ou blessées par des mines et armes n'ayant pas explosé et autres vestiges de la guerre, soit près d'un quart de moins que les 4.325 de l'année précédente, malgré l'extension des conflits au Proche-Orient. Les mines ont tué neuf personnes par jour, contre 25 par jour en 1999, année d'entrée en vigueur de la Convention sur l'interdiction de s mines antipersonnel. Avec l'adhésion d'Oman en août dernier, 162 Etats sont désormais parties à la convention, indique le communiqué de l'ICBL. Plus de 48 millions de mines antipersonnel stockées ont été détruites depuis 1999 et seulement six Etats parties n'ont pas encore achevé la destruction de leurs stocks, indique l'ICBL. "Parmi les 35 Etats demeurant en dehors du Traité, pratiquement tous en respectent les dispositions essentielles, ce qui démontre l'acceptation quasi universelle de la norme d'interdiction des mines", indique l'ICBL. "Beaucoup trop de personnes continuent de perdre leurs vies ou leurs membres à cause des mines, mais le nombre de nouvelles victimes a atteint le niveau le plus bas jamais enregistré. C'est vraisemblablement le meilleur indicateur de la réussite du Traité d'interdiction des mines", a déclaré Megan Burke, rédactrice de la section sur les victimes du rapport 2014 de l'Observatoire des mines. «Mais on ne doit pas oublier que des centaines de milliers de survivants de mines attendent toujours que leurs besoins soient remplis et que leurs droits soient respectés», a-t-elle ajouté. L'utilisation nouvelle de mines antipersonnel par l'armée a été confirmée en Syrie et en Birmanie sur l'année écoulée, indique le rapport. Ces deux pays n'ont pas ratifié la Convention sur l'interdiction des mines. En revanche, dans le conflit en cours dans l'est de l'Ukraine entre l'armée et les rebelles pro-russes, l'utilisation de ces engins n'a pu être confirmée par les chercheurs de l'ICBL, malgré les allégations à ce sujet. Des groupes armés non étatiques ont utilisé des mines antipersonnel ou des engins explosifs improvisés (EEI) déclenchés par les victimes en Afghanistan, en Colombie, en Libye, en Birmanie, au Pakistan, en Syrie et au Yémen. Contrairement à la tendance d'ensemble, les victimes dues aux mines ou au EEI en Syrie ont plus que triplé en un an. (David Alexander; Danielle Rouquié pour le service français)

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  • s.thual le jeudi 4 déc 2014 à 01:38

    c est tout de meme curieux ont peu tuer au fusil a la bombe la mitraillette etc mais pas avec des mines !