«Les milieux populaires veulent être protégés»

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Le géographe Christophe Guilluy est l'auteur de Fractures françaises (Bourin éditeur, 2010), qui a renouvelé les analyses sur les attentes des classes populaires.

LE FIGARO - Vous critiquez une confusion entre milieux populaires et banlieues. Pourquoi?

Christophe GUILLUY - La focalisation des médias sur les «problèmes des banlieues» fait perdre de vue un fait majeur: 60% de la population française vit aujourd'hui en dehors des agglomérations. Les classes populaires se concentrent désormais dans les espaces périurbains, les petites villes et la France rurale. De surcroît, les banlieues sensibles ne sont pas «abandonnées» par les pouvoirs publics. Comme l'a montré le sociologue Dominique Lorrain, les investissements publics dans le quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) sont mille fois supérieurs à ceux consentis en faveur d'un quartier modeste de la périphérie de Verdun (Meuse), qui n'a jamais...



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