Les milices chiites annoncent leur soutien à l'offensive sur Mossoul

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    BAGDAD, 19 octobre (Reuters) - Les milices chiites des 
Forces de mobilisation populaire (FMP) ont annoncé tard mardi 
soir qu'elles soutiendraient l'offensive lancée par les forces 
irakiennes sur Mossoul, rehaussant le risque d'un affrontement 
confessionnel dans la région. 
    La capitale de la province de Ninive, tenue depuis juin 2014 
par les djihadistes de l'Etat islamique, est principalement 
sunnite mais de nombreuses autres communautés, kurdes ou 
turkmènes notamment, sont présentes. Les craintes d'un 
déchaînement de violences intercommunautaires entre sunnites et 
chiites ont convaincu les autorités de Bagdad d'exclure les 
milices chiites de l'offensive.   
    Mais les Forces de mobilisation populaire, qui regroupent 
des milices entraînées pour l'essentiel par l'Iran, ont annoncé 
qu'elles appuieraient les forces gouvernementales qui 
progressent en direction de Tal Afar, à quelque 70 kilomètres à 
l'ouest de Mossoul. 
    Les FMP soutiendront aussi l'avancée des forces pro-Bagdad 
vers Mossoul sur le front occidental de l'offensive. 
    "Les FMP vont soutenir les forces de sécurité sur le front 
ouest le long de deux axes, le premier, c'est Tal Afar, le 
second le soutien aux forces se dirigeant vers le centre de 
Mossoul", précise le commandement de la force paramilitaire dans 
un communiqué diffusé en ligne. 
    Les miliciens des FMP, qui jouissent d'un statut officiel 
reconnu à Bagdad, ont été accusés par les Nations unies et des 
associations de défense des droits de l'homme d'exactions dans 
des secteurs repris à l'EI, notamment à Falloudja, dans la 
province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad. 
    Dans un rapport publié mardi, Amnesty International accuse 
les forces de sécurité et les milices chiites de s'être rendues 
coupables de "graves violations des droits de l'homme, y compris 
des crimes de guerre" contre des civils fuyant des territoires 
tenus par les djihadistes. 
    "Elles ont soumis les Arabes sunnites qui ont fui des 
territoires contrôlés par l'EI à des détentions arbitraires, des 
tortures, des disparitions forcés et des exécutions 
extrajudiciaires après les avoir capturés ou placés en 
détention, le plus récemment lors des principales opérations 
militaires de 2016, à savoir dans le contexte des batailles pour 
reprendre Falloudja et les secteurs alentours du gouvernorat 
d'Anbar en mai-juin 2016, des affrontements pour déloger l'EI 
d'Al Chirkat, dans le gouvernorat de Salah al-Din entre juin et 
fin septembre 2016, et du conflit en cours à Haouidja, dans le 
gouvernorat de Kirkouk, et à Mossoul et les secteurs alentours 
du gouvernorat de Ninive", énumère Amnesty dans un document 
intitulé "Punis pour les crimes de Daech". 
     
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    LE POINT sur la bataille de Mossoul   
 
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GRAPHIQUE La bataille de Mossoul    http://tmsnrt.rs/2cMNG3q 
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 (Maher Chmaytelli; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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