Les meuniers se réveillent

le , mis à jour à 09:26
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Les meuniers se réveillent
Les meuniers se réveillent

Trois ans qu'ils sont au four et au moulin pour préserver leur secteur. Mais cette année, les meuniers espèrent bien obtenir enfin gain de cause et faire disparaître la « taxe farine ». A raison de 15,24 € par tonne de blé (taux inchangé depuis 1993), les 360 entreprises de meunerie collectent chaque année quelque 64 M€ au profit des assurés de la Mutualité sociale agricole, MSA. Une taxe créée en 1962 qui, aujourd'hui plus encore qu'hier, menace de les mettre durablement dans le pétrin. En cause, la mauvaise récolte de blé de cet été qui va douloureusement impacter une rentabilité du secteur « proche de zéro », selon l'Association nationale de la meunerie française (ANMF). Ce secteur, qui comptait 1 400 moulins en 1988, a encore vu baisser leur nombre de 450 en 2010 à 427 en 2015.

 

Les cours chutent

 

« La disparition de cette taxe injuste est devenue vitale pour notre secteur. Nous étions déjà dangereusement fragilisés par la concurrence internationale, nous sommes maintenant menacés par les conséquences de la mauvaise récolte française », explique Lionel Deloingce, le président de l'ANMF. La concurrence et la surproduction mondiale ont généré des stocks et ont déjà fait chuter les cours. « La cotation du blé aux Etats-Unis, marché de référence, a reculé de 14 % depuis 2015, détaille Bernard Valluis, président délégué de l'ANMF. A Rouen, où le blé français est coté, la baisse atteint 7 %, mais la réalité du marché est plus dramatique que ça. »

 

Or il sera difficile de compenser ces prix bas par la quantité puisque la récolte française cette année ne devrait pas dépasser 29 millions de tonnes contre… 41 en 2015. Avec en plus, au nord d'une ligne Nantes-Lyon, une qualité en baisse qui ne pourra pas satisfaire les standards de la panification française qui consomme 60 % de la production des meuniers. « Trop d'eau et pas assez de soleil : les champignons menacent, les ...

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