Les mesures en faveur de la finance verte ont plus que doublé en cinq ans, selon un rapport du PNUE

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Au cours des cinq dernières années, les mesures de politique publique et de réglementation en faveur de la finance verte ont plus que doublé.

C'est ce qu'indique un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement). Celui-ci en recense désormais 217 à travers 60 pays. Les pays émergents et en développement ont concentré leurs efforts sur le secteur bancaire, avec 70 % des mesures mises en œuvre, tandis que les pays développés se sont focalisés sur les investisseurs institutionnels que visent 92% des mesures.

"Le capital commence également à se déplacer", constate le rapport. L'émission d'obligations vertes a déjà atteint 51,4 milliards de dollars cette année, au-dessus du record de 2015 (41,8 milliards de dollars). Un montant qui a quadruplé depuis 2013 (11 milliards de dollars).

La France est le pays où a été émise la plus grosse proportion de green bonds entre 2013 et 2015, précise le document. "Nous sommes en train de formuler des recommandations pour accélérer la conversion du système financier qui représente 300 000 milliards de dollars d'actifs - détenus par les banques, les marchés financiers et les investisseurs institutionnels - vers la finance verte", a déclaré Erik Solheim, chef du département Environnement des Nations Unies. "L'argent n’est pas le problème, le problème est où nous le plaçons". 

Le rapport salue aussi la position du G20 qui, pour la première fois, a exprimé un soutien à la finance verte. Les auteurs se félicitent aussi de la publication par la Chine de directives sur le verdissement du système financier et de l’annonce par la Commission européenne de la mise en place d’une stratégie européenne globale sur le financement vert.

Ils mettent également en avant l’article 173 de la loi de transition énergétique, votée en France en 2015, qui va obliger les investisseurs institutionnels à être plus transparents sur la façon dont ils agissent sur le changement climatique.

Toutefois, le PNUE appelle à une action plus forte et rapide et rappelle qu’à l'échelle mondiale, ce sont entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars qui sont nécessaires pour financer les objectifs de développement durable. Enfin, le rapport accorde également une attention particulière à la technologie financière (FinTech), qui "offre un potentiel important pour accroître le financement du développement durable". "Grâce aux progrès dans les technologies numériques - tels que l'intelligence artificielle et blockchain - le système financier de demain pourrait être beaucoup plus efficace dans la mobilisation de la finance verte, mais il faut les orienter dans la bonne direction".

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