Les mesures « chocs » du patronat pour les retraites

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VIDÉO - Le compte à rebours pour sauver l'Agirc-Arrco s'est enclenché mardi avec l'ouverture d'une difficile négociation entre patronat et syndicats.

Le patronat a proposé, mardi, lors de la première séance de négociation sur les retraites complémentaires, «un mécanisme d'abattements temporaires» sur les pensions des assurés âgés de 62 à 67 ans, pour redresser les finances des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous salariés). Une solution qui «inciterait les salariés à prolonger leur activité» lorsqu'ils atteignent l'âge légal de départ à la retraite de 62 ans, a précisé Claude Tendil, chef de file de la délégation du Medef.

Cette décote serait «provisoire», et baisserait au fur et à mesure que l'assuré se rapprocherait de ses 67 ans. Cette mesure ne s'appliquerait qu'à partir de 2019, pour la génération née en 1957. Les syndicats CFE-CGC, CFTC et CFDT n'ont pas fermé la porte à cette proposition. «C'est une des voies possibles», a commenté le «M. Retraite» de la CFDT, Jean-Louis Malys. Pour sa part, Philippe Pihet, de FO, s'est inquiété que «60 % des salariés du privé n'ont plus de travail quand ils partent à la retraite, et n'auraient donc en réalité guère le choix entre retraite et inactivité».

Le patronat propose aussi de revoir la pension de réversion que touche un retraité quand son conjoint décède. Celle-ci serait rognée, tout en laissant la possibilité aux futurs conjoints retraités de la conserver au niveau actuel de 60 % de la pension, en échange d'une ristourne sur leur propre pension. Ce choix cornélien serait effectué lors de l'entrée en retraite. Enfin, le patronat suggère de geler les pensions de tous pendant les trois prochaines années et ferme la porte à toute hausse de cotisation à court et moyen terme pour ne pas alourdir le coût du travail. «Le patronat réclame des efforts de la part de tous, sauf des entreprises», a critiqué Éric Aubin, à la tête de la délégation de la CGT. Les négociations doivent continuer jusqu'en juin.

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