Les ménages français restent peu endettés

le , mis à jour à 10:48
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Dans d'autres pays comme le Danemark ou les Pays-Bas, les familles ont au contraire continué d'accumuler des crédits, selon la Banque de France.

Les ménages français restent assez peu endettés. Selon la Banque de France, leur dette atteignait 84,7% de leur revenu disponible brut fin septembre 2014, soit un niveau équivalent à celui en vigueur un an plus tôt (84,6%). D'après une étude du cabinet de conseil McKinsey, l'endettement des ménages français a certes augmenté de 15 points depuis 2007, à cause notamment de la hausse de l'immobilier. Néanmoins, les Français restent parmi les moins endettés des ménages parmi les pays riches, avec les Allemands (82,7% du revenu), et surtout les Italiens (62%).

A l'inverse, à fin septembre 2014, les Américains étaient encore endettés à hauteur de 136,5% de leur revenu, les Anglais à 134,5%, les Espagnols à 111,8%. Et ce bien qu'ils aient fait des efforts de désendettement depuis la crise de 2008. Dans d'autres pays, comme le Danemark ou les Pays-Bas où les ménages ont continué à accumuler des crédits, la situation est même pire, avec un taux d'endettement à…9% dans le premier pays et de 230% dans le second.

Bon point pour les agences de notation

Cette sagesse des ménages français, qui va de pair avec un taux d'épargne élevé (15,8%), est un des éléments qui ont évité à la France de voir sa note souveraine trop dégradée par les agences de notation. L'Hexagone est noté AA par Standard & Poor's (soit la troisième meilleure note, après AAA et AA +), Aa1 par Moody's (deuxième note) et AA par Fitch (troisième note). Les agences considèrent que le bas de laine des Français est une sécurité pour l'avenir, qui rend moins problématique le haut niveau de dette publique. L'endettement des entreprises entre moins en ligne de compte, car il est très variable selon le circuit de financement des pays (part forte du financement bancaire en France, financement surtout via les marchés aux États-Unis).

Au troisième trimestre, la dette publique a atteint 95,2% du PIB dans l'Hexagone, contre 74,8% en Allemagne et 87,9% au Royaume-Uni. Pire, cet endettement public ne cesse de croître. Il faut en effet que le déficit public passe sous les 3% du PIB pour le ratio de dette sur la richesse nationale baisse. Or la France n'envisage pas un retour sous les 3% avant 2017, voire 2018…

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  • heimdal le jeudi 19 fév 2015 à 11:21

    Bientôt il faudra faire un crédit pour payer ses impôts .Quand ces f..... journaleux parleront-ils en revenus disponibles .L'endettement explose de fait .

  • M7053520 le jeudi 19 fév 2015 à 11:05

    oui mais comme la dette privée et la dette publique sont liées, c'est catastrophique d'arriver a un si haut taux. ca veut dire qu'en réalité on est endetté a 150% minimum. donc nous sombrons en realité, a moins qu'on ne tire un trait sur la fausse dette : l'intérêt de l'emprunt - qui remplace les anciennes dévaluations mais a un cout nettement supérieur- et qu'on ne paye que le principal.

  • jpdeniel le jeudi 19 fév 2015 à 09:56

    bref y a rien à comprendre ! moins on est endetté plus il y a une crise de la dette ^^