Les médicaments génériques gagnent du terrain

le
0

L'utilisation des génériques progresse. Mais les médecins sont encore peu nombreux à prescrire le nom de la molécule au lieu de celui de la marque.

La campagne lancée en mars 2015 en faveur des génériques tient ses promesses. Le taux de pénétration des médicaments génériques est passé de 40,1% en 2014 à 42,9% en 2015, se rapprochant ainsi de l'objectif de 45% à trois ans, selon l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Les avancées sont multiples, estime l'organisme chargé de piloter ce plan triennal 2015-2018, qui comporte 80 mesures et vise une baisse des dépenses de médicaments de 350 millions d'euros. L'Igas pointe ainsi l'utilisation des logiciels d'aide à la prescription ou les efforts pour rendre le nom des molécules plus visibles sur les boîtes de médicaments.

Utiliser le nom de la molécule

Mais des progrès restent à faire, en particulier du côté des médecins. Alors que ceux-ci sont contraints depuis le 1er janvier 2015 de prescrire en dénomination commune internationale (DCI), ce qui revient à indiquer le nom de la molécule (paracétamol, par exemple) et non celui de la marque (Doliprane ou Efferalgan), ils sont encore peu nombreux à le faire. Plus de 73% des médecins prescrivent encore des médicaments en indiquant seulement la marque, constate une enquête d'UFC-Que choisir publiée en janvier. Les plus mauvais élèves sont les spécialistes (85 % sont dans ce cas).

Le gouvernement espère impliquer un grand nombre d'acteurs dans son plan pour contrer les réticences liées au générique et rapprocher ainsi le recours à ces médicaments des pratiques de nos voisins. Dans l'Hexagone, moins d'une boîte de médicaments remboursables sur trois est un générique, contre «trois sur quatre dans d'autres pays européens».

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant