Les médiateurs de l'Education nationale sont débordés

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Les médiateurs de l'Education nationale sont débordés
Les médiateurs de l'Education nationale sont débordés

Ils travaillent au bureau, chez eux, parfois même la nuit, et pourtant, ils sont à la retraite ! « C'est assez dur de décrocher quand on sait qu'on n'a pas réussi à régler un problème, mais c'est agréable de mettre ses connaissances au service des autres », sourit Ghislaine Hudson, l'une des trois médiateurs de l'académie de Paris.

Depuis 1998, 48 médiateurs académiques, tous retraités de l'Education nationale et fins connaisseurs de cette administration, gèrent gracieusement sur l'ensemble du territoire les litiges qui opposent les usagers (élèves, parents d'élèves, étudiants) et les professionnels (enseignants, par exemple) à l'administration. Et ils sont de plus en plus sollicités. Selon un rapport publié hier par Monique Sassier, la médiatrice « en chef », ces spécialistes ont reçu 11 288 réclamations en 2013, soit 9 % de plus qu'en 2012.

Dans la capitale, les trois médiateurs gèrent près de 1 000 réclamations par an. Ils sont majoritairement saisis par les parents d'élèves. « Le plus gros de notre travail est effectué en juin, juillet et septembre, au moment des résultats des admissions postbac (APB) ou des affectations dans les collèges et lycées. Les parents ne comprennent pas toujours pourquoi la candidature de leur enfant a été refusée dans tel ou tel établissement », explique Michel Coudroy, l'un des médiateurs parisiens, qui a travaillé à l'administration centrale.

«Leur travail est très efficace. Ils débloquent de nombreuses situations»

« Notre travail ne se fonde que sur des documents écrits. Si un étudiant réfute une note à un concours, on ne va pas dire : C'est bizarre, il a eu des bonnes notes toute l'année et là, il a obtenu un 5/20. Nous allons regarder si le jury était bien composé du nombre de personnes requis, si elles avaient les compétences adéquates ou si aucun grief n'opposait un juré à l'étudiant en ...

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