Les médecins des corps face aux maux de l'âme

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Savoir écouter la souffrance, dire parfois le pire sans blesser, voilà des défis auxquels les « soignants » sont souvent mal préparés.

«Merci, vous m'avez fait du bien, docteur.» Voilà une phrase que Dominique Delfieu, médecin de quartier à Montmartre, entend plusieurs fois par semaine, et qui ne cesse pourtant de l'étonner. «De plus en plus de personnes, surtout âgées, prennent rendez-vous juste pour parler, épancher leur mal-être, raconter leur vie, observe-t-il. Ces "consultations sans objet" sont de plus en plus fréquentes. Elles me désarçonnent: nous qui sommes supposés être dans la prescription, l'agir, nous voilà utilisés comme des psys, pour écouter!»

Son étonnement mâtiné de solitude et de désarroi, il le raconte dans ses Chroniques d'un médecin généraliste (éditions Lavoisier), témoignage savoureux sur la réalité de son métier, de plus en plus «chargé», entre tracas administratifs (13 kilos de courrier par mois!) et confronta...



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