Les maux bleu et blanc

le
0
Les maux bleu et blanc
Les maux bleu et blanc

La presse veut la tête de certains joueurs, les supporters crient à la fin de cycle, demandent du renouveau tandis que Bauza tente de rassurer son monde. Mais quel est le vrai problème de cette sélection argentine ?

"J'ai vécu des situations bien pires. À Quito, j'ai dû être protégé par la police parce que des supporters voulaient me lyncher. Cinq mois plus tard, on gagnait la Copa Libertadores et les mêmes qui me chiaient dessus m'ont idolâtré. Je travaille en pensant qu'on va gagner le prochain match contre la Colombie. Je ne peux pas prêter attention à tout ce qui se dit autour de l'équipe." D'un revers de sa grande main, Edgardo Bauza, sélectionneur argentin en place depuis début août, a tenu à balayer tous les doutes et inconnues qui entourent l'Albiceleste. Problème, ce n'est pas une conférence de presse où le lyrisme a laissé place à tous les poncifs ennuyeux du football qui va rassurer une nation inquiète. Inquiète, car malgré le désamour que les Argentins montrent souvent pour leur sélection – préférant suivre le quotidien de leurs clubs –, les amateurs de football au pays de Maradona et Messi n'aiment pas voir leur drapeau en berne. Après la claque brésilienne, l'Argentine, en danger pour la qualification à la Coupe du monde 2018, doit se racheter. Diagnostic d'un malade incurable, à première vue.

Dans la tête...


"Fracaso." C'est le mot qui revient sans cesse dans les bouches argentines pour parler des trois finales consécutives perdues par la sélection. Un terme que l'on traduit simplement par "échec". L'Argentine a tant déçu, la volonté de gagner un titre est si grande, qu'atteindre trois finales sans revenir sur le sol argentin avec un trophée n'est même plus vu comme une performance. Pourtant, connaissez-vous beaucoup d'équipes nationales qui ont atteint trois finales de suite ? La banalisation de cette même performance est injuste. Certes, on a vu par trois fois les larmes de Mascherano, Messi et compagnie, mais on a aussi vu une équipe nationale disputer trois finales, sans plan de jeu, celui de Sabella étant pauvre (souvenez-vous des cinq défenseurs alignés contre la Bosnie lors de la Coupe du monde 2014), celui de Tata Martino beaucoup trop hésitant (l'ancien sélectionneur actuellement à Atlanta n'ayant jamais trouvé la formule pour entourer Messi). Le problème psychologique de ces joueurs, qui ont vu l'adversaire soulever le trophée devant eux,

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant