Les marins de MyFerryLink bloquent le port de Calais et le tunnel sous la Manche

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Les marins de MyFerryLink bloquent le port de Calais et le tunnel sous la Manche
Les marins de MyFerryLink bloquent le port de Calais et le tunnel sous la Manche

La cession de deux des trois navires de MyFerryLink suscite des remous. Des salariés en grève de l'entreprise de liaisons transmanches entre Calais (Pas-de-Calais) et Douvres (Royaume-Uni) ont bloqué ce mardi matin le port de Calais et le tunnel sous la Manche.  Un peu avant 10 heures, les CRS sont intervenus pour déloger les manifestants qui s'étaient assis sur les voies de l'autoroute A16, embouteillées sur plusieurs kilomètres. Des pneus et des palettes ont également été brûlés.

Des migrants ont profité de la situation pour tenter de monter à bord des véhicules immobilisés. 

Un accord avait été conclu avec les manifestants pour qu'ils libèrent la chaussée à 9H45. Après rupture de l'accord, négociations puis sommations, les forces de l'ordre sont intervenues pour faire partir une cinquantaine de manifestants, a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais. Au déclenchement de l'intervention, les marins se sont mis à chanter La Marseillaise. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.  Deux manifestants ont été légèrement blessés et transportés à l'hôpital.

«Il est hors de question que DFDS prenne nos navires»

Le secrétaire général du Syndicat maritime Nord, Eric Vercoutre, se trouvait devant le tunnel avec une centaine de personnes, au petit matin. «Le gouvernement français doit faire pression sur (NDLR : le PDG d'Eurotunnel Jacques) Gounon. On demande que la position de la Scop SeaFrance soit vue. On a été trahis», dit-il. Le syndicat, largement majoritaire au sein de la compagnie MyFerryLink, est à la tête de la Scop (Société coopérative et participative) qui exploite les bateaux dont Eurotunnel est propriétaire. Il est très mobilisé depuis que ce dernier a annoncé qu'il allait vendre deux des trois navires à son concurrent danois DFDS.

Les éventuels repreneurs ont jusqu'à mercredi 15 heures pour déposer un dossier de reprise des bateaux. La Scop entend faire valoir le sien. «On est ...

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  • M2286010 le mardi 23 juin 2015 à 12:25

    Certains ne comprennent pas qu'une entreprise ne peut vivre que si elle es RENTABLE. Ils croient naïvement qu'ils peuvent continuer à travailler, être payés, malgré une rentabilité et une productivité nulle. Erreur, seuls les fonctionnaires ont ce privilège....Les contribuables en savent quelque chose !!

  • frenchto le mardi 23 juin 2015 à 11:35

    qui va payer les dégâts ?