Les marchés restent portés par l'espoir d'un accord aux USA

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LES BOURSES EUROPÉENNES ORIENTÉES À LA HAUSSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES ORIENTÉES À LA HAUSSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes confirmaient jeudi à la mi-journée leurs gains du début de séance, portées par l'espoir de voir les Etats-Unis terminer l'année sur un accord budgétaire en bonne et due forme qui leur épargnerait le risque d'une récession en 2013 si, faute d'un tel accord, tout un ensemble de dispositions fiscales et autres entraient en vigueur automatiquement.

Le président républicain de la Chambre des représentants John Boehner et le président Barack Obama ont exprimé mercredi leur optimisme quant à une issue heureuse des négociations entre la Maison Blanche et le Congrès.

Les actions européennes ont gagné 4% durant les sept dernières séances, rebondissant sur un plus bas de près de quatre mois inscrit à la mi-novembre.

L'indice CAC 40 progresse de 0,97% à 3.549,20 points à mi-journée, tandis que le FTSE gagne 0,89% à Londres et que le Dax avance de 0,78% à Francfort. L'indice paneuropéen Euro Stoxx 50 gagne lui 1,04%.

Témoin de la vigueur des places boursières, l'indice de volatilité de l'Euro Stoxx 50 a touché un plus bas record de 16,93.

"L'hypothèse de base semble être qu'un accord sera conclu d'ici la période-butoir de la fin de l'année", commente Ian Williams (Peel Hunt). Mais il estime que rien n'est encore fait, ce qui pourrait promettre un dernier mois de l'année agité pour la Bourse.

"Les investisseurs feraient bien d'interpréter les derniers signaux émanant des négociations budgétaires de Washington avec circonspection; ils ne font qu'accroître la volatilité du marché, déjà exposé à des mouvements opérés dans des volumes faibles".

Sectoriellement, les bancaires affichent la plus forte hausse, de 2,05%, et plusieurs banques, italiennes surtout, figurent parmi les meilleurs gains du moment.

Eiffage, avec un gain de 9,5% à 30,15 euros, est en tête des hausses de l'indice paneuropéen Stoxx après avoir franchi une grosse résistance technique autour de 28,5 euros.

A l'inverse, EDF a accusé une bonne partie de la matinée la perte la plus forte baisse de l'indice resserré EuroStoxx 50. Le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité français ERDF, filiale à 100% d'EDF, devrait rembourser près de 8,8 milliards d'euros aux clients du groupe en raison d'une surfacturation réalisée depuis 2009, croit savoir Le Parisien.

Mais EDF a fait savoir que la décision du Conseil d'Etat sur les tarifs des réseaux d'électricité n'aurait pas d'impact sur ses résultats et assuré que cela n'entraînerait aucun remboursement envers ses clients.

L'action a du coup réduit ses pertes et ne cédait plus que 2,73% vers 12h00 GMT.

Kingfisher perd 1,5% à Londres. Le leader européen des magasins de bricolage et d'aménagement intérieur, a publié des résultats trimestriels en baisse, conséquence notamment du recul de ses ventes en France et au Royaume-Uni, et a souligné l'incertitude entourant ses perspectives.

L'euro l'accentue son avance face au dollar, porté par les bonnes nouvelles sur le front budgétaire américain.

Une bonne adjudication italienne réalisée en matinée a également joué positivement, tout comme des indicateurs du sentiment des affaires et du climat économique de bonne facture pour la zone euro.

Un seuil de soutien se dégage non loin de 1,2918 dollar, soit sa moyenne mobile de 55 jours. La monnaie unique se rapproché d'un pic d'un mois de 1,3010 dollar inscrit mardi après l'annonce de l'accord sur la dette grecque.

Sur le marché obligataire, l'Italie a adjugé jeudi du papier à cinq et 10 ans, pour un montant quasiment égal au maximum souhaité, avec un rendement le plus faible depuis deux ans pour les obligations à 10 ans.

Les rendements italiens étaient déjà au plus bas depuis près de deux ans avant même cette adjudication qui permet à Rome de boucler quasiment son programme de refinancement de l'année. L'Italie n'avait payé que 1% mercredi, du jamais vu depuis plus de deux ans, lors de l'adjudication de bons à six mois.

Sur le marché pétrolier, le contrat sur le Brent a finalement dépassé les 110 dollars le baril, soutenu par le nouvel optimisme du côté de Washington mais aussi par l'aggravation des tensions au Proche-Orient, ce que soit les manifestations de masse en Egypte ou le blocage permanent du dossier nucléaire iranien.

L'Iran n'a rien fait qui puisse dissiper les soupçons au sujet de son programme nucléaire, malgré les efforts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a dit jeudi son secrétaire général.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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