Les marchés provisoirement soulagés

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(lerevenu.com) - A la Bourse de Paris, les valeurs bancaires ont été parmi les plus entourées, après le feu vert donné au président allemand par la cour constitutionnelle de Karlsruhe. A 16 heures, Natixis gagnait 6,70%, Crédit Agricole, 5,90%, les deux grands établissements financiers français les plus sensibles à la résolution de la crise des obligations d'Etats du sud de la zone euro.

A Londres, le premier fixage de l'or a marqué un cours de 1.741,50 dollars l'once, un gain de 0,56% par rapport au 11 septembre. Le métal jaune se situe à son plus-haut niveau depuis février dernier et proche de son plus-haut historique en euros. L'or est néanmoins davantage influencé par le niveau du dollar: l'euro, très demandé, s'échangeait en progression de 0,38%, en milieu de journée, à 1,2868. Le dollar est, en outre, affaibli par le pari que les marchés font d'un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale aux Etats-Unis. Quant au pétrole, son prix en hausse compense la dépréciation du dollar et le baril de Brent vaut 1.115,79 dollars (+ 0,34%).

Les marchés de taux d'intérêt ont eux aussi plutôt salué la décision de la cour allemande. Leur réaction à la baisse aurait toutefois été plus vive si les juges de Karlsruhe n'avaient pas autorisé la ratification du MES et du traité budgétaire européen. L'adjudication des bons du Trésor italien à 1 an a toutefois témoigné de ce soulagement, lors de l'adjudication du jour: l'émission de ces titres a ainsi fait ressortir un taux de rendement de 1,69%, contre 2,77%, un mois plus tôt.

En revanche, en Allemagne, l'adjudication de Bund à cinq ans, au coupon de 0,5%, n'a pas rencontré un très grand succès. La demande a été moitié moindre que pour une adjudication similaire en août dernier. Le rendement moyen servi aujourd'hui était pourtant de 0,61%, contre 0,31%, cet été. Les investisseurs obligataires recherchent donc moins de titres d'Etat refuges et davantage d'obligations émises par des pays en moins bonne posture, comme l'Italie.

La réaction mesurée des marchés obligataires tient aussi à la grande incertitude que fait encore planer l'Espagne qui hésite à demander une aide financière pour restaurer son crédit auprès des investisseurs. Les investisseurs attendent aussi avec impatience l'issue, jeudi soir, du comité monétaire de la Réserve fédérale qui pourrait décider d'une nouvelle vague de rachats de titres de notation médiocre pour faciliter le refinancement des banques.

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