Les marchés prêts pour une hausse des taux-responsables Fed

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(Actualisé avec Kaplan) NEW YORK, 18 novembre (Reuters) - Deux responsables de la Réserve fédérale ont exprimé mercredi leur confiance dans la capacité des marchés financiers à réagir dans le calme à un relèvement des taux d'intérêt lorsque celui-ci interviendra. Le président de la Fed de New York, William Dudley, dont les services vont utiliser un certain nombre de nouveaux outils pour orchestrer la remontée des taux de marché, a déclaré ne pas s'attendre à une "grosse surprise" ou à des réactions marquées des marchés à une hausse de taux, hypothèse à laquelle ils ont été préparés. Son homologue de la Fed d'Atlanta, Dennis Lockhart, qui s'exprimait au côté de Dudley lors d'un colloque, s'est dit "très confiant" dans les nouveaux outils de politique monétaire et a jugé le contexte plus favorable qu'il y a trois mois. "Je suis désormais raisonnablement satisfait par le retour au calme de la situation (...) Une rupture avec les taux zéro ne me pose donc aucun problème, sauf détérioration marquée du contexte économique", a-t-il dit. "Je crois qu'il sera bientôt approprié d'entamer une nouvelle phase de la politique monétaire", a-t-il ajouté, expliquant qu'il étudierait les indicateurs économiques publiés d'ici à la réunion de politique monétaire des 15 et 16 décembre. Les marchés à terme intègrent désormais une probabilité de 72% d'une hausse des taux à l'issue de cette réunion. Pour Rob Kaplan, nouveau président de la Fed de Dallas, il est probable que le retour à des taux d'intérêt "normaux" sera progressif, ajoutant qu'une politique monétaire accommodante n'impliquait pas forcément un taux des Fed funds, ou taux d'intervention de la Fed, nul. Des taux qui restent nuls trop longtemps peuvent causer des distorsions dans l'investissement et l'embauche qu'il sera peut-être difficile de résorber lorsqu'il remonteront, a-t-il expliqué. Kaplan a également observé que ce qui se passait en Chine, dans les pays émergents et dans les grandes puissances économiques de la planète avait des effets de plus en plus notables sur l'économie américaine. C'est pourquoi, a-t-il poursuivi, "un taux des Fed funds plus bas qu'à l'accoutumée pourrait bien s'avérer nécessaire pour atteindre tout degré désiré d'assouplissement". (Jonathan Spicer, Rodrigo Campos et Ann Saphir, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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