Les marchés parisiens font des heures sup

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Une étude de la CCI de Paris sur les marchés alimentaires souligne leur popularité croissante, notamment depuis que leurs horaires ont évolué pour s'adapter aux contraintes professionnelles des Franciliens.

Les grandes surfaces n'ont qu'à bien se tenir, car, depuis quelques années, les Franciliens, plus sensibles à la qualité et à la provenance des produits et friands de l'atmosphère chaleureuse et populaire des marchés alimentaires, ont ressorti leur panier en osier.

Et parce que les horaires matinaux des marchés ne sont pas forcément adaptés aux contraintes professionnelles des Franciliens, les habitudes ont évolué. Ainsi, pour répondre aux attentes des clients, les commerçants se sont organisés. Le marché rive gauche se tient ainsi de midi à 21 heures, ceux de Bourse ou Saint-Honoré commencent l'après-midi pour s'achever vers 20 heures. Enfin, celui de Bercy se tient aussi le mercredi soir.

La proximité reste le principal atout

Mais le principal atout des marchés reste la proximité. Si l'on en croit l'étude, publiée jeudi sur le site de la Chambre du commerce, de l'industrie et des services d'Ile-de-France, c'est la principale raison du regain de fréquentation des marchés franciliens. Ces derniers sont très majoritairement alimentaires. Ainsi, pour la seule ville de Paris, sur les 97 marchés répertoriés, 82 sont dédiés aux nourritures terrestres. Preuve que les Parisiens sont demandeurs d'étals débordant de produits frais, huit nouveaux marchés ont été créés dans la capitale depuis 2001: Saint-Honoré (Ier arrondissement), Bourse et Saint-Eustache (IIe), Baudoyer (IVe), Anvers (IXe), Bercy (XIIe), Paris Rive Gauche (à Bibliothèque, XIIIe) et Georges-Brassens (XVe). Une petite victoire face aux appétits des spécialistes de l'immobilier.

Le fameux marché des Enfants-Rouges (IIIe), créé au XVIIe siècle, a bien failli être rasé il y a vingt ans pour être remplacé par un parking. Sauvé par la mobilisation des ­riverains, il frôle aujourd'hui la saturation chaque week-end tant on se presse dans ses allées.

La vogue de l'alimentation bio a également favorisé le retour des marchés sur le devant de la scène francilienne. On en compte onze à l'heure actuelle à Paris et en petite couronne, dont trois dans la capitale: boulevard des Batignolles, place Brancusi et boulevard Raspail.

Autre raison de notre appétit retrouvé pour les marchés, ils se prêtent parfaitement aux événements pédagogiques autour de l'alimentation. La Ville de Paris y a ainsi organisé plusieurs cours de cuisine pour apprendre à mieux se nourrir et, à l'occasion de la Fête des marchés qui se déroulait samedi et dimanche, a invité les citadins à venir éplucher, en musique, les invendus des marchés Bourse (IIe) et Richard-Lenoir pour composer des soupes qui seront distribuées aux nécessiteux.

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