Les marchés européens toujours en ordre dispersé à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES TOUJOURS EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES TOUJOURS EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE

LONDRES/PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé mais dans des marges étroites à mi-séance jeudi, l'attente des annonces de la Banque centrale européenne (BCE) et une série de résultats ou de prévisions de sociétés décevants freinant le marché, tandis que Wall Street est attendue en légère hausse après le dernier débat entre les deux principaux candidats à la présidence des Etats-Unis.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,22% (9,87 points) à 4.530,17 points à 10h30 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,24% et à Londres, le FTSE est inchangé. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est stable, et l'EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 0,36% alors que le Stoxx 600 abandonne 0,06%.

Le marché suisse, lui, cède 0,31% après la révision à la baisse par le géant de l'alimentation Nestlé de sa prévision de croissance organique 2016.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,1% à 0,2%.

La BCE ne devrait pas modifier ses taux d'intérêt à l'issue de sa réunion de politique monétaire et les investisseurs attendent surtout la conférence de presse que son président, Mario Draghi, donnera à 12h30 GMT, au cours de laquelle il pourrait leur fournir des indices sur d'éventuelles modifications à venir des modalités de son programme d'achats d'actifs sur les marchés.

L'autre sujet de préoccupation du jour était le troisième et dernier débat entre les deux principaux candidats à la présidentielle américaine mais il s'est déroulé sans réelle surprise et, selon un sondage CNN réalisé juste après, la candidate démocrate, Hillary Clinton, l'a emporté sur le républicain Donald Trump pour une majorité des personnes interrogées.

Aux valeurs, Nestlé abandonne 0,67%, l'une des plus fortes contributions au repli du Stoxx 600, après la révision à la baisse de sa prévision de croissance organique pour l'ensemble de cette année, qui confirme les difficultés des industriels de l'alimentation à augmenter leurs prix.

Publicis chute de 5,07%, la plus mauvaise performance du CAC, après une croissance organique quasi-nulle au troisième trimestre, conséquence de la perte de plusieurs budgets aux Etats-Unis.

Le groupe publicitaire entraîne dans sa chute son concurrent britannique WPP, qui abandonne près de 2%.

A la hausse, Lufthansa bondit de près de 7% après avoir relevé sa prévision de bénéfice en expliquant notamment que les réductions de capacité commençaient à porter leurs fruits. Dans le secteur, Air France-KLM prend 5,08%, International Consolidated Airlines (la maison mère de British Airways et Iberia) 2,9% et EasyJet 2,05%.

L'euro est stable face au dollar, autour de 1,0970, non loin de son plus bas niveau depuis trois mois, tandis que les rendements des emprunts d'Etat de la zone euro sont en légère hausse avant la BCE.

"On note qu'au cours des 18 derniers mois environ, les BPA (bénéfice par action) sur 12 mois glissants ont été orientés à la baisse en Europe alors que les ratios cours/bénéfice augmentaient en réaction à la baisse des rendements obligataires", commente Sharon Bentley-Hamlin, d'Aubrey Capital Management.

"Le problème, c'est que la remontée des rendements obligataires menace les valorisations des actions, notamment celles des actifs à détention longue et des alternatives aux obligations comme les 'utilities', l'immobilier, les biens de grande consommation et les télécoms."

Sur le marché des changes, le dollar est stable face aux autres grandes devises et ne semble pas profiter des dernières déclarations de William Dudley, le président de la Fed de New York, laissant très clairement entendre que la banque centrale américaine relèvera sans doute ses taux d'ici la fin de l'année.

Le pétrole, lui, se replie d'environ 1%, victime de prises de bénéfice après la hausse de mercredi. Le Brent se traite autour de 52,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) juste au-dessus de 51 dollars.

(Sudip Kar-Gupta, Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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