Les marchés européens terminent en net rebond

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en net rebond mercredi, après trois séances de baisse d'affilée, dans l'espoir que les dirigeants européens parviendront à contenir la crise à Chypre après un vote négatif du parlement du pays sur le projet de taxation des dépôts bancaires.

A la clôture européenne, Wall Street qui a été moins affectée par la crise chypriote ces derniers temps était également bien orienté - tout comme l'euro.

L'attention des investisseurs s'est tournée vers les décisions du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) et les déclarations du président de la Fed Ben Bernanke, toutes deux attendues après la clôture européenne.

Malgré une série d'indicateurs montrant la poursuite de l'amélioration de la conjoncture américaine, la Fed devrait réaffirmer son engagement à racheter 85 milliards de dollars d'actifs par mois pour soutenir l'activité.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé sur un gain de 1,43% à 3.829,56 points. Le Footsie britannique a fait exception avec un recul de 0,13% et le Dax allemand a pris 0,68%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a rebondi de 1,38%.

A Londres, le ministre des Finances George Osborne a annoncé une division par deux de la prévision de croissance officielle pour cette année et, faute de marges de manoeuvre budgétaire, il s'est tourné vers la Banque d'Angleterre, incitée à faire davantage pour soutenir l'économie.

Les dirigeants chypriotes ont tenu une réunion de crise dans la matinée et négocient activement avec les créanciers de Chypre, y compris à Moscou. Les investisseurs sont convaincus qu'une solution sera trouvée pour éviter un effondrement du pays.

"Les inquiétudes ont fondu et on ne devrait pas être confronté à un risque trop élevé sur Chypre dans la mesure où la Banque centrale européenne continue à chercher un solution", estime Mark Martiak, stratège chez Premier/First Allied Securities à New York.

Le compartiment de la construction et des matériaux est arrivé en tête des hausses, tiré notamment par Lafarge (+3,51%) et Bouygues (+3,3%).

Les valeurs bancaire sont arrivées en deuxième position, avec un rebond de 0,79% après avoir plongé de 3,53% au cours des deux séances précédentes.

BNP Paribas a gagné 3,14% et Deutsche Bank 1,36% après avoir revu en baisse ses résultats 2012 compte tenu de divers événements judiciaires.

Le titre EADS, qui avait touché un plus haut de l'année de 42,59 euros le 15 mars, a accusé la plus forte baisse de l'Euro Stoxx 50, avec un recul de 0,8% à 41,355 euros.

L'action Vivendi a fini en vive sur belle hausse de 4,38% à 16,215 euros, portée par une information de Bloomberg selon laquelle le groupe réfléchit à céder SFR et se focaliser sur les medias.

L'euro regagne un peu de terrain, étant repassé au-dessus de la barre de 1,29 dollar et approche de 1,2950 en attendant l'issue de la réunion de la Fed. La devise européenne, vulnérable au risque de contagion de la crise bancaire chypriote à d'autres pays de la zone euro, reste proche de ses plus bas de quatre mois touchés au plus fort des inquiétudes sur la situation à Chypre.

Le pétrole a suivi la tendance des actions, le Brent évoluant un peu au-dessous des 108 dollars le baril et le brut léger américain près des 92,50 dollars le baril.

Les stocks américains de pétrole brut ont diminué la semaine dernière, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Sur le marché obligataire, le Bund allemand perd du terrain dans un marché repris par l'attrait du risque. Berlin a placé 3,36 milliards d'euros de ces obligations, suscitant plus de demande que lors d'une adjudication précédente et à un coût moindre.

Juliette Rouillon pour le service français

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