Les marchés européens terminent en léger recul

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en léger recul mardi, l'attente du résultat de la réunion de la Réserve fédérale américaine, mercredi, et du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, jeudi, ayant continué à paralyser les investisseurs.

Les spéculations selon lesquelles la Fed, qui a débuté ce mardi une réunion de deux jours de son comité de politique monétaire (FOMC), pourrait décider de les relever plus rapidement et plus fortement que prévu, continuent de fragiliser les marchés d'actions et de doper le dollar.

Toutefois, une information du Wall Street Journal, parue après la clôture en Europe, selon laquelle la Fed n'abandonnerait pas sa promesse d'un maintien de taux bas "pendant une durée considérable" a entraîné un brusque recul du dollar sur un large front, ainsi qu'un retournement de tendance à Wall Street.

La banque centrale américaine va également publier mercredi de nouvelles projections sur l'économie et les taux d'intérêt aux Etats-unis jusqu'en 2017.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,44% à 4.409,15 points alors que le Premier ministre Manuel Valls demande pour la deuxième fois la confiance des députés.

Le Footsie britannique, toujours sous pression avant le référendum en Ecosse, a perdu 0,18% et le Dax allemand 0,28%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 cédait 0,31% et le FTSEurofirst 300 0,23%.

Alors que le scrutin en Ecosse pourrait se jouer dans un mouchoir de poche, les trois grandes formations politiques britanniques se sont engagées à garantir à l'Ecosse, si elle reste dans l'Union, un niveau élevé de dépenses publiques et à accorder à ses habitants le contrôle de leurs dépenses de santé.

A la clôture en Europe, les grands indices américains se sont retournés et affichent des gains de 0,4% à 0,6%, soutenus par le secteur de l'énergie et les rumeurs sur la Fed.

"De manière générale, il y a toujours eu un peu de turbulence à chaque fois que la Fed est passée d'une position accommodante à un resserrement", note Jim Paulsen, responsable de la stratégie chez Wells Fargo Asset Management. "Mais cela apportera de nombreuses opportunités d'achats de long terme", ajoute-t-il.

Aux valeurs, Jazztel a résisté à la tendance et pris encore 6,1% alors qu'Orange a annoncé son intention de lancer une OPA sur l'opérateur télécoms espagnol, à 13 euros par action, valorisant ce dernier à 3,4 milliards d'euros. L'opérateur français a perdu 1,35% de son côté.

Dans le même secteur, Telecom Italia a reculé de 2% après une information de presse selon laquelle le groupe envisageait une éventuelle acquisition du brésilien Oi, via sa filiale Tim Participacoes, pour défier l'espagnol Telefonica sur le terrain.

Air France-KLM a encore reculé de 3,33%, plus forte baisse du SBF 120, après avoir déjà perdu 3,25% lundi, alors qu'aucune sortie de crise n'est en vue dans le conflit qui oppose la compagnie et ses pilotes, avec pour conséquence l'annulation de 60% de ses vols.

Le fournisseur allemand de services internet United Internet a perdu 6,46%, plus forte baisse du Stoxx 600, après avoir réalisé une augmentation de capital de 11 millions d'actions, soit 352 millions d'euros.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent et le brut léger américain progressent de plus d'un dollar dans la perspective d'une éventuelle réduction de la production de l'Opep et après l'annonce que la Libye a réduit la sienne à la suite d'un tir de roquettes près d'une raffinerie.

(Avec Blaise Robinson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant