Les marchés européens terminent en hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, tandis que l'euro perdait du terrain, après l'annonce d'une contraction plus forte qu'attendu en zone euro qui plaide en faveur de nouvelles mesures d'assouplissement de la politique de la Banque centrale européenne (BCE).

Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a reculé de 0,2% au premier par rapport au trimestre précédent selon les données préliminaires publiées par Eurostat. L'Allemagne est l'un des rares pays à rester en croissance mais celle-ci n'a été que de 0,1%.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,41% à 3.982,23 points. Le Footsie britannique a pris 0,11% et le Dax allemand 0,28%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a gagné 0,5% tiré par les financières et le transport.

L'Eurofirst 300 a avancé de 0,71%, ayant retrouvé ses niveaux de mi-2008.

"Au vu des chiffres de ce matin, l'Europe est encore en plein marasme, mais la liquidité reste le facteur dominant du marché et les investisseurs espèrent que la conjoncture va au moins s'améliorer au second semestre", dit Emile Cardon, stratège pour la zone euro chez Rabobank.

En vedette, Commerzbank a rebondi de 11,88% à 7,792 euros, porté par des rachats de positions à découvert après le placement par le fonds public allemand Soffin d'une partie de ses titres, à un prix situé en haut de la fourchette annoncée.

Fiat (+7,63%) arrive en deuxième position de l'Eurofirst, des traders ayant évoqué un courant d'achats déclenché par le franchissement du seuil des 5,00 euros.

A la baisse, Vivendi a abandonné 1,66% au lendemain de ses résultats trimestriels, plombés par sa filiale de téléphonie mobile SFR.

A la clôture européenne, les grands indices américains progressent de 0,2% à 0,3%, à de nouveaux records, la publication d'une série d'indicateurs faibles n'ayant pas remis en question la perspective d'une poursuite de la politique ultra-accommodante de la Réserve fédérale.

La production manufacturière de la région de New York s'est notamment contractée de manière inattendue en mai, atteignant son plus bas niveau depuis quatre mois.

De même, la production industrielle s'est contractée plus fortement que prévu en avril, tandis que les prix à la production ont enregistré leur plus forte baisse en trois ans, reflétant une faible pression inflationniste qui offre plus de latitude à la Réserve fédérale pour poursuivre ses injections massives de liquidités. et

Sur le marché des changes, l'euro est tombé à un plus bas de six semaines face au dollar, les mauvais chiffres européens soutenant la thèse d'une nouvelle baisse de taux de la BCE.

Le président de la BCE Mario Draghi a laissé entendre qu'il était prêt à abaisser à nouveau les taux directeurs en cas de dégradation de l'économie de la région.

La devise européenne se traite autour de 1,28 dollar alors que le billet vert se maintient à ses plus hauts de quatre ans et demi face au yen, après un bref repli en séance.

Sur le marché obligataire, le Bund allemand à 10 ans perdait neuf points de base à 144,65, tandis que le rendements des obligations grecques à 10 ans est tombé en séance à un plus bas de près de trois ans après la décision de Fitch la veille, après Standard & Poor's en décembre, de relever sa note de crédit.

L'attention s'est aussi focalisée sur le nouvel emprunt italien à 30 ans.

Le pétrole a poursuivi sa baisse, pour la cinquième séance consécutive, le baril de Brent étant repassé sous la barre des 102 dollars, affecté par la fermeté du dollar et la crainte d'une baisse de la demande de pétrole. L'or est passé sous les 1.400 dollars l'once.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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