Les marchés européens restent dans le rouge à mi-séance

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LES MARCHÉS EUROPÉENS TOUJOURS DANS LE ROUGE À MI-SÉANCE
LES MARCHÉS EUROPÉENS TOUJOURS DANS LE ROUGE À MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes restent dans le rouge lundi à mi-séance et Wall Street est attendue en léger recul également, dans des marchés affaiblis par le ralentissement de l'activité en Chine et en Europe, tandis que l'or efface ses pertes de début de séance et que le pétrole réduit les siennes.

Après la publication d'indices PMI décevants des directeurs d'achat du secteur manufacturier en Chine avant l'ouverture, les indices PMI en Europe ont fait ressortir une croissance quasi nulle en zone euro, avec une contraction en Allemagne, en France et en Italie en novembre.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,16% à 4.383,19 points vers 13h00. À Francfort, le Dax cédait 0,13% tandis qu'à Londres le FTSE lâche 0,8%, plombé par les valeurs minières. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,35% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,38%.

Les indices des valeurs métallurgiques et minières (-1,4%) et de l'énergie (1%) sont parmi les plus fortes baisses sectorielles en Europe.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,2% à 0,5% après l'annonce que les ventes du week-end de Thanksgiving aux Etats-Unis ont baissé de 11,3% par rapport à l'an dernier, à 50,9 milliards de dollars.

A Francfort, E.ON s'adjuge 4,1% après avoir annoncé un projet de scission pour se recentrer sur les énergies renouvelables.

A Amsterdam, Altice, maison mère de Numericable, grimpe de 6,27% après avoir conclu un accord de rachat des opérations au Portugal du brésilien Oi pour environ 7,4 milliards d'euros.

A Londres, Vodafone perd 5,5%. L'opérateur étudie d'éventuelles acquisitions, dont Liberty Global, pour parer à la consolidation en cours en Grande-Bretagne, selon cinq sources proches du dossier.

L'or, qui perdait 2% en début de journée après le vote massif des électeurs suisses contre une augmentation des réserves de la banque centrale, a effacé ses pertes. Le métal jaune s'est stabilisé à 1.174,40 dollars l'once après avoir rebondi à la faveur d'achats à bons compte favorisés par l'abaissement de la note de Moody's sur le Japon, de Aa3 à A1.

Cette annonce de l'agence de notation a provoqué un nouvel accès de faiblesse du yen, qui est brièvement retombé à un nouveau plus bas de sept ans face à la devise américaine, au-dessus de 119 pour un dollar, et fait reculer de 10 points de base les contrats futures sur les emprunts d'Etat japonais à 10 ans.

Quant au rouble, il pourrait connaître sa plus forte chute en une séance depuis la crise financière de 1998 en Russie en raison du recul du pétrole. La devise russe perdait plus de 5% face au dollar et à l'euro.

Les cours du pétrole ont réduit leurs pertes. Le brut léger américain cède encore 0,86% à 65,57 dollars le baril, après avoir touché en matinée un plus bas de cinq ans, autour de 64 dollars, poursuivant sa glissade après la décision de l'Opep jeudi de ne pas réduire sa production. De même le Brent ne perd plus que 0,64% à 69,70 dollars le baril, après avoir touché un plus bas de 67,53 dollars.

Les investisseurs attendent la publication cet après-midi des indices PMI Markit et ISM manufacturiers aux Etats-Unis.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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