Les marchés européens prolongent leur recul, terminent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, prolongeant leur recul de la veille, dans des marchés qui restent fragilisés par la chute persistante des cours du pétrole et les inquiétudes sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro.

Ces facteurs de risque ont favorisé une fuite vers les actifs les plus sûrs comme l'or, le yen et les obligations souveraines les mieux notées.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,68% à 4.083,50 points au lendemain d'une chute de 3,31%. Le Footsie britannique a lâché 0,79% mais le Dax allemand a limité sa perte à 0,04%.

L'indice EuroStoxx 50, en baisse de 3,7% lundi, a encore cédé 0,50% et le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,59%.

L'indice des valeurs technologiques, plombé par ASML et SAP, et celui des loisirs et des transports ont accusé les plus fortes baisses sectorielles, avec un recul de 1,92% dans les deux cas, devant les bancaires (-1,48%) au sein desquelles BNP Paribas a perdu 2,62%.

A la clôture en Europe, le Dow Jones et le Standard & Poor's 500 perdaient autour de 1% à New-York.

Sur le plan macroéconomique, les nouvelles baisses de prix consenties par les entreprises du secteur privé n'ont pas réussi à relancer l'activité en décembre dans la zone euro et le dernier trimestre de 2014 devrait se solder par une croissance quasi nulle, selon les résultats définitifs des enquêtes Markit.

Les indicateurs d'activité dans les services aux Etats-Unis n'ont pas rassuré les investisseurs, avec un ralentissement plus fort que prévu des deux indices PMI - ISM et Markit - en décembre.

Aux valeurs, Fiat Chrysler Automobiles, le groupe européen coté le plus exposé au marché américain, a pris 1,58% après l'annonce d'une hausse de 11% des ventes de voitures aux Etats-Unis le mois dernier.

Les cours du brut ont poursuivi leur glissade, en recul d'environ 55% depuis juin, à de nouveaux plus bas de cinq ans et demi, une chute qui accentue les craintes de déflation et de faibles résultats pour les groupes pétroliers.

Le baril de Brent est tombé jusqu'à 51,23 dollars dans la matinée, pour la première fois depuis mai 2009, et perdait encore 3,16% à 51,46 dollars au moment de la clôture européenne. Le brut léger américain chutait encore de son côté de 3,66%, à 48,21 dollars.

L'indice des valeurs liées à l'énergie a toutefois repris un peu de terrain après son repli de 4,9% lundi. Eni a regagné 1,35% après avoir chuté de 8,36% la veille et Total a fini stable après avoir perdu près de 6%.

L'or a atteint un pic de trois semaines, à 1.214,40 dollars l'once, profitant comme le yen de son statut de valeur refuge face au dollar et à l'euro.

Sur le marché obligataire, les rendements allemands et des Etats du coeur de la zone euro sont tombés à des plus bas historiques en réaction à l'incertitude politique en Grèce et aux anticipations d'un nouvel assouplissement de la politique de la Banque centrale européenne (BCE). De même, les rendements de la dette américaine et japonaise sont passés pour la première fois sous la barre de 1%, profitant de la quête de sécurité des investisseurs.

Le parti de gauche anti-austérité Syriza, donné favori aux élections législatives anticipées du 25 janvier en Grèce, s'est engagé à renégocier les conditions du plan de sauvetage du pays de 240 milliards d'euros mis en place par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Les économistes attendent la publication mercredi d'une inflation négative en zone euro pour le mois de décembre, pour la première fois depuis 2009, après l'annonce lundi d'une inflation allemande à 0,1%, ce qui devrait renforcer la pression sur la BCE pour un nouvel assouplissement de sa politique monétaire.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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