Les marchés européens ouvrent la semaine en repli

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LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVRENT LA SEMAINE EN REPLI
LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVRENT LA SEMAINE EN REPLI

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en repli lundi, dans des marchés attentifs aux indicateurs d'activité en Europe et aux Etats-Unis, avec en toile de fond l'euro qui est tombé à un plus bas de sept mois et un recul des cours du pétrole et des matières premières, du fait d'inquiétudes sur la demande chinoise.

La croissance de l'activité dans le secteur des services a ralenti ce mois-ci en France, les secteurs du tourisme et des loisirs accusant l'impact des attentats de Paris et Saint-Denis, montre la version "flash" des indicateurs PMI de Markit publiée lundi. En Allemagne, les indices PMI Markit de l'activité manufacturière et des services sont meilleurs que prévu en première estimation.

À Paris, l'indice CAC 40 reculait de 0,91% à 4.866,41 points à 09h20. À Francfort, le Dax cédait 0,42% et, à Londres, le FTSE perdait 0,83%, affaibli par les ressources minières et des pétrolières.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,65% et le FTSEurofirst 300 0,71%.

La Bourse de Bruxelles fonctionne normalement malgré l'état d'urgence dans la ville, selon un porte-parole d'Euronext. L'indice Bel20 recule de 0,42%.

Le secteur des ressources de base en Europe pèse sur la tendance avec une baisse de 2,35%, tout comme l'énergie (-1,7%).

Aux valeurs, le fabricant allemand d'automates bancaires et de caisses automatiques Wincor Nixdorf s'adjuge 4,37% après l'annonce que Diebold a lancé une offre à 1,7 milliard d'euros.

L'électricien RWE en revanche perd 4,67% à la suite d'une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung du président du directoire, Peter Terium, évoquant des problèmes de financement et la possibilité d'une augmentation de capital.

A Paris, Altran (+4,25%) mène largement les hausses du SBF 120 après avoir annoncé viser pour 2020 une hausse de plus de trois points de sa marge opérationnelle à environ 13% en 2020, un objectif jugé crédible par le marché.

L'euro se traite autour de 1,0630 dollar, en baisse de 0,12%, après avoir touché 1,0600 dollar, son plus bas niveau depuis le mois d'avril. Les déclarations du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, vendredi, assurant que la BCE est prête à agir vite pour faire remonter l'inflation dans la zone euro, continuent de peser sur la devise.

Le dollar est à un pic de sept mois face aux principales devises et le yuan chinois est tombé à un plus bas de près de trois mois après que la Banque populaire de Chine a fixé le point médian de sa bande de fluctuation quotidienne autorisée à 6,3867 pour un dollar avant l'ouverture des marchés, soit 0,14% plus bas qu'auparavant (6,378).

Le pétrole a encore plongé de plus de 3% en Asie lundi matin, dans un contexte de hausse du dollar et de surabondance de l'offre mondiale. Le baril de Brent accuse encore une baisse de 1,79% à 43,86 dollars à ce stade.

Le cuivre est tombé à un nouveau creux de six ans et demi, victime de nouveaux signes de ralentissement de la demande des entreprises chinoises. De même, l'or a touché 1.067,85 dollars, pas loin de son plus bas niveau depuis février 2010 touché la semaine dernière, à 1.064,95 dollars.

(Avec Wayne Cole, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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