Les marchés européens ouvrent en légère hausse

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LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVRENT EN LÉGÈRE HAUSSE
LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVRENT EN LÉGÈRE HAUSSE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en légère hausse vendredi, au lendemain des records atteints à Wall Street dans la foulée de l'engagement de la Réserve fédérale à poursuivre ses injections de liquidités pendant un certain temps.

Certains intervenants tablent toutefois sur quelques prises de bénéfices après les plus hauts de cinq semaines atteints la veille en Europe et dans un climat de prudence avant l'estimation du PIB chinois attendue lundi.

La croissance chinoise a probablement encore décéléré au deuxième trimestre, mettant à l'épreuve la détermination du nouveau pouvoir à transformer en profondeur l'économie. Les économistes attendent un PIB en hausse de 7,5%, contre 7,7% au premier trimestre.

Le ministre chinois des Finances a d'ailleurs déclaré vendredi que Pékin pourrait tolérer une croissance au second semestre sensiblement inférieure à 7%.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,32% à 3.881,44 points vers 07h20 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,5% et à Londres, le FTSE avance de 0,39%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 s'adjuge 0,35%.

Schneider chute de plus de 3,5%, plus forte baisse du CAC et de l'EuroStoxx 50, après l'annonce de son projet d'OPA amicale de 38 milliards d'euros sur le groupe britannique d'ingénierie Invensys (+16,4%).

Enel recule de 2,6% après l'abaissement de la note de crédit de Standard & Poor's sur le groupe, qui passe de "BBB+" à "BBB", l'agence ayant évoqué une dégradation des perspectives économiques et de la santé du secteur.

Les futures sur Bund allemand et sur les obligations italiennes progressent dans le sillage des Treasuries américaines la veille à la suite du discours volontairement rassurant du président de la Fed, Ben Bernanke.

De même, les rendements se détendent sur la dette souveraine irlandaise à la suite de la décision de l'agence de notation Standard & Poor's de relever sa perspective sur la note à "positive".

Le dollar se maintient autour de ses plus bas de deux semaines et demi, après avoir cédé plus de 2% la veille, sa plus forte baisse en quatre ans.

Toutefois, les analystes de BNP Paribas voient le recul du dollar comme une opportunité d'achat, car ils continuent de tabler sur un ralentissement des rachats d'actifs de la Fed dans le courant de l'année, ce qui soutiendra le billet vert. L'euro, qui était remonté jusqu'à 1,3201 dollar en séance jeudi, son niveau le plus élevé depuis le 21 juin, se traite à 1,3073 dollar ce matin.

Le baril de pétrole se stabilise sous la barre des 108 dollars, après trois semaines de forte hausse qui ont porté les cours à leurs meilleurs niveaux en 15 mois. La perspective d'une offre abondante avec le développement du pétrole de schiste et les inquiétudes sur la demande chinoise freinent les acheteurs.

Juliette Rouillon pour le service français

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