Les marchés européens ouverts débutent sur une note hésitante

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LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVERTS DÉBUTENT SUR UNE NOTE HÉSITANTE
LES MARCHÉS EUROPÉENS OUVERTS DÉBUTENT SUR UNE NOTE HÉSITANTE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes qui restent ouvertes en cette veille de Noël débutent mercredi sur une note hésitante après sept séances positives d'affilée et la forte hausse de la veille déclenchée par la vive accélération de la croissance américaine.

L'appétit pour le risque a été ravivé mardi par la révision en forte hausse de la croissance du PIB américain au troisième trimestre, à 5,0%, son rythme le plus fort sur un trimestre depuis 11 ans.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,22% à 4.305,48 points vers 08h40 GMT. À Londres, le FTSE gagne 0,1%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est quasiment stable (+0,05%).

Francfort et Milan sont fermées. Paris et les autres marchés d'Euronext ferment à 13h05 GMT, Londres à 12h30 GMT. La séance sera également écourtée à Wall Street avec une clôture à 18h00 GMT.

Aux valeurs à Paris, Alstom perd 0,8% à la suite de la révision en baisse par Standard & Poor's, de stable à négative, de la perspective associée à sa note à long terme, qui reste à "BBB-".

A Londres, le fabricant d'appareils médicaux Smith & Nephew Plc s'adjuge plus de 8% après l'annonce par Bloomberg que son concurrent américain Stryker envisage de lancer une offre de rachat.

BP prend 1%, alors que le quotidien Kommersant a annoncé que la société était proche d'un accord avec son partenaire russe Rosneft pour un nouveau projet, en dépit des sanctions occidentales contre la Russie.

Le dollar profite des statistiques américaines et se maintient autour de son pic de près de neuf ans atteint la vielle face à un panier de devises internationales. L'euro est tombé à plus bas de 28 mois contre le billet vert, sous sa moyenne mobile à 200 jours, à 1,2230 dollar, qui représente un niveau de soutien important pour la devise européenne.

Le rouble baisse de son côté, après une brève hausse en ouverture, au lendemain de la mise sous surveillance négative de la note de la dette souveraine russe par Standard & Poor's.

Sur le front du pétrole, le Brent est retombé vers les 61 dollars le baril, effaçant une partie de ses gains de mardi sous l'effet de la hausse du dollar et de l'annonce de stocks américains supérieurs aux attentes.

"Les contrats à terme sur le pétrole repassent dans le rouge à la veille de Noël, après avoir rebondi mardi en réaction à la forte croissance du produit intérieur brut des Etats-Unis", écrivent les analystes de Saxo Bank.

"La détermination de l'Opep à se battre pour leur part de marché reste un élément en faveur de la baisse" (...) "Hier (mardi), la surprise du PIB américain annoncé à 5% contre 4,3% prévu du troisième trimestre a rappelé que la demande de pétrole pourrait augmenter", ajoutent-ils.

(Juliette Rouillon pour le service français, avec Blaise Robinson et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Patrick Vignal)

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