Les marchés européens ont ouvert en baisse, l'Ecosse inquiète

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LES MARCHÉS EUROPÉENS ONT OUVERT EN BAISSE, UN SONDAGE SUR L'ECOSSE INQUIÈTE
LES MARCHÉS EUROPÉENS ONT OUVERT EN BAISSE, UN SONDAGE SUR L'ECOSSE INQUIÈTE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en baisse lundi, dans des marchés plombés par un sondage favorable à l'indépendance de l'Ecosse publié dimanche, une annonce qui a ramené la livre sterling à ses plus bas niveaux en près de dix mois.

Les partisans de l'indépendance en Ecosse sont pour la première fois majoritaires avec 51% des intentions de vote contre 49% aux défenseurs d'un maintien dans le Royaume-Uni, selon un sondage YouGov pour le Sunday Times publié à 10 jours du référendum sur la question.

En réaction à cette inversion de tendance, le ministre des Finances George Osborne a annoncé dimanche que le gouvernement présenterait dans les prochains jours d'un plan accordant davantage d'autonomie à l'Ecosse.

Un excédent record de la balance commerciale allemande en juillet, avec un bond marqué des exportations et d'un net recul des importations, qui laissent entrevoir un rebond de la première économie européenne au troisième trimestre, limite toutefois les pertes, notamment à Francfort.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,27% à 4.474,48 points vers 7h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,07% et à Londres, le FTSE recule de 0,37%. L'indice de la zone euro EuroStoxx 50 abandonne 0,23% et le FTSEurofirst 300 accuse une perte de 0,5%.

Après un chiffre nettement inférieur aux attentes des créations d'emplois publié vendredi aux Etats-Unis, les investisseurs digèrent également les derniers indicateurs sur le commerce extérieur chinois et le PIB japonais.

L'économie japonaise s'est contracté à un rythme annualisé de 7,1% lors du trimestre avril-juin, soit davantage que la baisse de 6,8% initialement annoncée, en raison d'une diminution plus forte que prévu des investissements et des dépenses de consommation.

En Chine, les exportations ont augmenté plus que prévu en août tandis que les importations reculaient de façon inattendue, portant l'excédent commercial de la Chine à un record pour le deuxième mois de suite.

Sur le marché des changes, la livre sterling s'échange à 1,6161 dollar, à ses plus bas niveaux depuis le mois de novembre dernier. vis-à-vis de l'euro, la livre est à un plus bas de trois semaines, à 80,06 pence.

"Je crois que le marché n'avait vraiment pas anticipé l'éventualité d'un "oui" au référendum, ce qui devrait entraîner une certaine incertitude, peut-être un peu de volatilité", dit Jesper Bargmann, chez Nordea Bank à Singapour.

La faiblesse de la livre contribue à raffermir le dollar malgré les créations d'emplois décevantes et l'euro reste sous la barre des 1,30 dollar, à 1,2940, près de son plus bas de 14 mois touché la semaine dernière à la suite des nouvelles mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne.

Aux valeurs, Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group perdent respectivement 3,5% et 2,6%, les analystes financiers et économistes se demandant si une Ecosse indépendante pourra retenir d'aussi grandes banques.

Associated British Foods perd 3,5%, plus forte baisse de l'EuroFirst 300, l'activité sucrière du groupe ayant continué à souffrir de la baisse des prix du sucre et de la fermeté de la livre sterling.

Electrolux résiste avec un gain de 8,7% à la suite de l'annonce de son rachat de la division électro-ménager de General Electric pour quelque 3,3 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros).

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)

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  • SeanO le lundi 8 sept 2014 à 16:05

    Prétendre que Bruxelles joue le oui c'est vraiment ne rien comprendre(au contraire la propagande s'évertue à faire échouer les indépendantistes)...Pour faire une analogie avec les US c'est un peu comme si le Texas demandait son indépendance(l'Etat fédéral serait évidemment contre!)!

  • SeanO le lundi 8 sept 2014 à 15:59

    titresyl,au contraire difficile d'être plus à côté de la plaque!C'est vrai que Bruxelles veut atomiser les Etats en régions(ôter aux peuples leur souveraineté,"fabriquer" une identité européenne).Mais les sursauts identitaires contrecarrent les plans des fédé-rastes,puisqu'ils marquent le retour des Etats nations(par essence souverains...).L'Ecosse n'est pas une région mais une nation(qui revendique un Etat)!L'auvergne est une région(qui n'a aucune velleité d'indépendance)...

  • domin288 le lundi 8 sept 2014 à 15:51

    Exact ZvR, le rêve anglo-saxon des régions nations avec un système supra régional, lire AE Vang Voght et celui qui écrivit Odyssey 2001.

  • titresyl le lundi 8 sept 2014 à 10:48

    pas bête et tout à fait plausible . bien vu

  • ZvR le lundi 8 sept 2014 à 10:40

    Le pétrole de la mer du nord est quasiment épuisé. Pour l'indépendance écossaise c'est plus pour lancer le projet de démantèlement général des états nations en Europe. en commençant le processus à des endroits où il y a de bonnes chances que ça passe vu les facteurs historiques comme en Ecosse. Ensuite catalogne Bretagne...... et dans la foulée ça continuera avec la Bourgogne l'Auvergne... et l'Europe sera divisée en régions états sur le modèle américain.

  • titresyl le lundi 8 sept 2014 à 10:34

    il me semble que le pétrole de la mer du nord est en bonne partie à l'Ecosse , ce sera drôle pour pour les British non !!!!

  • M7817796 le lundi 8 sept 2014 à 10:21

    Un peuple qui décide de son avenir grâce à un referendum cela vous inquiète ?? héhéhé.