Les marchés européens finissent la semaine en petite hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en petite hausse vendredi à l'exception de Londres, les investisseurs jouant la carte de la prudence dans l'attente de la fin, dimanche, des élections au Parlement européen, après la poussée eurosceptique en Grande-Bretagne.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,33% (14,94 points) à 4.493,15 points. Le Footsie britannique a cédé 0,07% et le Dax allemand a pris 0,48%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a pris 0,49% et le FTSEurofirst 300 0,17%. Sur la semaine, le CAC 40 a pris 0,83%. Parallèlement, Wall Street s'inscrit en hausse, dans des volumes qui restent étroits, à l'approche de la célébration, lundi, du Memorial Day.

L'annonce du relèvement de la note souveraine grecque par Fitch a permis à la Bourse d'Athènes de surperformer les autres marchés européens, signant une hausse de 1,75%. Milan a gagné 1,83% et Madrid 0,36%.

Sur le CAC, la plus forte performance de la séance est à mettre à l'actif de Crédit Agricole (+2,66%). SocGen et BNP Paribas ont pris 0,58% et 1,08% après les propos rassurants du gouverneur de la Banque de France sur l'exercice d'évaluation des bilans mené par la Banque centrale européenne (BCE).

Contre la tendance, Legrand a cédé 2,26% après l'abaissement de la recommandation de Barclays, passée de "surpondérer" à "pondération du marché".

Ailleurs en Europe, on retient l'envolée des valeurs bancaires grecques, portées, comme la Bourse d'Athènes, par le relèvement de la note de crédit souverain. Piraeus Bank a bondi de 4,29% tandis que National Bank of Greece s'est adjugé 2,23%.

L'hypothèse d'une percée du parti d'extrême gauche Syriza en Grèce, farouchement opposé aux mesures d'austérité imposées par les créanciers d'Athènes, a ravivé les craintes d'une nouvelle flambée de la volatilité en Europe et favorisé le marché obligataire, comme en témoigne la baisse des emprunts américains de référence. Les rendements italiens à dix ans, les plus liquides de la périphérie de la zone euro, se sont eux aussi détendus, cédant jusqu'à 8 points de base à 3,16% et s'éloignant ainsi du plus haut de deux mois touché mercredi.

Sur le marché des changes, l'euro fait les frais de l'annonce d'une détérioration inattendue de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne et perd du terrain contre le dollar, cédant autour de 0,2% à 1,3626 vers 18h00.

Les cours du brut divergent, le Brent restant quasiment stable, mais au dessus de 100 dollars le baril, tandis que WTI continue de réduire son écart de valeur avec le pétrole de la mer du Nord, porté par les préoccupations géopolitiques, en Libye notamment.

(Nicolas Delame pour le service français)

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  • guerber3 le vendredi 23 mai 2014 à 19:23

    Dans un monde de faussaires, la baisse est impossible...