Les marchés européens finissent la semaine en net recul

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Prises de bénéfices et réorganisation de portefeuilles en ce dernier jour du trimestre ont plombé les Bourses européennes, qui ont terminé la semaine en net recul, et pèsent sur Wall Street, accentuant un mouvement de vente alimenté par les inquiétudes pour l'Espagne et la croissance économique mondiale.

Au lendemain de la présentation par Mariano Rajoy d'un budget de crise destiné à rassurer les marchés, l'Espagne a de nouveau concentré l'attention avec l'annonce, prévue à 16h00 GMT, des résultats des tests de résistance ("crash test") des banques, qui serviront à déterminer l'ampleur de l'aide requise par Madrid.

Autre décision attendue éventuellement dans la journée, celle de Moody's qui pourrait abaisser la note souveraine de l'Espagne en catégorie spéculative ("junk").

La France, où François Hollande a dévoilé un budget d'austérité visant à économiser 30 milliards d'euros l'an prochain, est également surveillée de près par les acteurs des marchés, qui doutent notamment de ses prévisions de croissance.

"L'attention reste concentrée sur la situation en Europe qui provoque une grande nervosité" sur les marchés, souligne Peter Cardillo, économiste chez Rockwell Global Capital.

Malgré les incertitudes, les rendements de la dette espagnole ne se sont pas trop tendus. Le papier à dix ans est finalement resté juste en dessous la barre des 6% qu'il avait une nouvelle fois franchie dans la matinée, les investisseurs pariant sur le fait que l'Espagne va se résoudre à demander un plan de sauvetage.

L'euro est en revanche chahuté, la monnaie unique cédant plus de 0,5% par rapport au billet vert, autour de 1,2845 dollar à 15h40 GMT.

Les indicateurs américains du jour n'ont pas davantage rassuré les investisseurs: si le sentiment du consommateur a atteint un pic de quatre mois en septembre, selon Thomson Reuters/Université du Michigan, l'indice de l'activité économique dans la région de Chicago s'est contracté pour la première fois en trois ans, plombé par une chute des nouvelles commandes annonciatrice de jours sombres pour l'économie américaine. et

À Paris, le CAC 40 a chuté de 2,46% à 3.354,82 points, creusant nettement ses pertes dans les dernières minutes de cotation. Le CAC a reculé de 4,98% sur la semaine, plus forte baisse hebdomadaire depuis mi-décembre 2011. Il demeure néanmoins en hausse de 4,95% au troisième trimestre grâce à "l'effet Draghi" en juillet.

Le Dax allemand (-1,01%) et surtout le Footsie britannique (-0,65%) ont mieux résisté vendredi. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a cédé de son côté 1,27% après fixing.

Wall Street est également orientée à la baisse depuis l'ouverture, le Dow Jones donnant le ton avec un recul de 0,64% à 15h40 GMT.

Tous les secteurs européens ont terminé dans le rouge, valeurs cycliques et défensives étant pour une fois affectées de manière égale en ce jour de prises de bénéfices.

Le bonnet d'âne revient aux services aux collectivités (-1,58%), tirées vers le bas par EDF ou Veolia Environnement (-2,66% chacune).

Les télécoms (-1,51%), menées par France Telecom et Telefonica, en recul de plus de 3%, et les bancaires (-1,50%), avec une chute généralisée des banques italiennes, ne sont pas beaucoup mieux loties.

Les cours du pétrole se replient légèrement après leur rebond de la veille. Le Brent revient autour de 111,80 dollars par baril et le brut léger américain fléchit à 91,75 dollars.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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