Les marchés européens finissent la semaine en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, les investisseurs craignant d'être déçus par la saison des résultats qui démarre en Europe la semaine prochaine, malgré un petit regain d'optimisme concernant la croissance mondiale après une série d'indicateurs plus positifs.

La baisse est plus limitée à Wall Street à ce stade de la séance, après la publication d'un indice du sentiment des consommateurs en nette hausse, contre tout attente, à son plus haut niveau en cinq ans, dans un climat plus optimiste sur l'avenir.

Après des premiers résultats décevants d'Alcoa aux Etats-Unis et une publication mitigée de JPMorgan, le marché attend Citigroup et une série de résultats en Europe, à commencer par Rio Tinto, ASML et BHP Billinton.

Les analystes prévoient désormais une baisse de 4% des résultats des sociétés européennes sur l'année 2012, alors que le consensus était à +5% il y a six mois et à +13% il y a un an.

À Paris, l'indice CAC 40 est repassé sous la barre des 3.400 points, terminant en baisse de 0,72% à 3.389,08 points. Le Footsie britannique a perdu 0,62% et le Dax allemand 0,68%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a cédé 0,37% et l'EuroStoxx 50 0,72%. Madrid a perdu 1,06%.

Sur l'ensemble de la semaine, l'indice phare de la Bourse de Paris a perdu 1,97%.

STMicrolectronics a fait un bond dans l'après-midi et fini en hausse de 6,42% à la suite d'une information de presse évoquant une possible scission des activités du groupe qui pourrait conduire à la vente de sa branche numérique.

Akzo Nobel en revanche a accusé une forte baisse, avec un recul de 6,05%, après que le premier fabricant mondial de peintures a annoncé que son nouveau directeur général était toujours en arrêt maladie et que son conseil de surveillance allait se réunir la semaine prochaine pour discuter du dernier avis médical.

Les rendements de la dette espagnole ont reflué, malgré la révision en baisse de la note de crédit de l'Espagne cette semaine, orientés par la perspective d'une intervention de la Banque centrale européenne pour limiter les coûts d'emprunt des Etats en difficulté financière.

L'euro progresse légèrement, au-dessus de 1,29 dollar, tout en restant coincé à l'intérieur d'un canal étroit situé entre 1,2828 et 1,3170 dollar depuis mi-septembre dans l'attente de la demande d'aide de Madrid qui ne semble pas pressée.

"Il y a encore de sérieux problèmes à régler et bien que les banques centrales continuent de soutenir les cours, cela ne règle pas vraiment les problèmes en profondeur; les questions de la dette et de l'absence de croissance vont nous accompagner encore pendant un bon bout de temps", commente Peter Clark, responsable de la stratégie chez Ingenious Asset Management.

La semaine prochaine verra une nouvelle occasion d'avancée dans la résolution de la crise de la dette en zone euro avec la réunion du Conseil européen jeudi et vendredi.

Les cours du pétrole se sont retournés à la baisse en réaction à une prévision de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui anticipe un recul de la consommation mondiale d'or noir. Ces prévisions ont éclipsé l'inquiétude causée par les tensions croissantes entre la Turquie et la Syrie qui pourraient entraîner des ruptures d'approvisionnement au Moyen-Orient. Le Brent perd 1,08% à 114,44 dollars le baril et le brut léger américain 0,37% à 91,70.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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