Les marchés européens finissent indécis

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LONDRES EN HAUSSE AVEC UNILEVER, PARIS ET FRANCFORT TERMINENT STABLE
LONDRES EN HAUSSE AVEC UNILEVER, PARIS ET FRANCFORT TERMINENT STABLE

PARIS/LONDRES (Reuters) - A l'exception de Londres, dopée par l'envolée d'Unilever, les Bourses européennes ont terminé au mieux stables vendredi, l'absence de précisions sur la politique économique américaine continuant de favoriser les prises de bénéfice, tandis que le dollar regagnait du terrain face à l'euro et à la livre sterling.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en repli de 0,65% à 4.867,58 points et le Dax allemand a fini inchangé tandis que le Footsie britannique gagnait 0,3%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,07% et le FTSEurofirst 300 0,06% mais le Stoxx 600 a pris 0,03%.

Au moment de la fermeture en Europe, Wall Street poursuivait le repli entamé jeudi, principalement lié aux prises de bénéfice sur les valeurs financières, le Dow Jones cédant 0,34% et le Standard & Poor's 500 0,25% tandis que le Nasdaq était pratiquement inchangé.

Sur les marchés actions européens, le repli des matières premières et de l'énergie a pesé sur la tendance, l'indice Stoxx des ressources de base ayant abandonné 1,12% et celui du gaz et du pétrole 1,03% avec la baisse des cours de l'or noir et des métaux.

A l'opposé, le compartiment des biens de consommation courante s'est adjugé 2,77% et a inscrit un record tandis que celui de l'alimentation et des boissons prenait 1,43% après l'annonce du rejet par Unilever d'une offre de rachat de 143 milliards de dollars de l'américain Kraft Heinz, une perspective de consolidation à très grande échelle saluée par le marché.

Unilever a bondi de 13,43% à Londres tandis que Kraft Heinz gagnait plus de 7% en fin de matinée.

A Paris, Danone, plus forte hausse du CAC, a pris 3,13%.

A la baisse, les banques ont cédé du terrain à l'instar de Crédit agricole (-2,68%), lanterne rouge du CAC, Société générale (-2,57%) et BNP Paribas (-2,23%).

L'assureur néerlandais Aegon a cédé 4,54% après ses résultats pourtant meilleurs qu'attendu, un repli qu'il explique par une rumeur - démentie - de détérioration d'un important ratio de solvabilité aux Etats-Unis.

Sur le marché des changes, la séance a été dominée par la baisse de l'euro et de la livre sterling, le premier souffrant des interrogations sur l'issue de la présidentielle française d'avril-mai tandis que la seconde accusait le coup de l'annonce d'une baisse inattendue des ventes au détail britanniques, qui suggèrent que la consommation commence à souffrir de la hausse des prix alimentée par le vote pour un "Brexit".

Le yen, traditionnelle valeur refuge des cambistes, s'apprécie face au dollar et à l'euro.

Du côté du marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat français à 10 ans est revenu à son niveau de jeudi, autour de 1,03% après avoir brièvement atteint 1,06% à l'évocation de discussions entre les deux candidats de gauche à la présidence française, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, perçue comme susceptible de favoriser les chances de victoire de Marine Le Pen en mai.

Sur la semaine, le CAC 40 a gagné 0,81% et le Stoxx 600 0,77%.

(Marc Angrand pour le service français)

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  • YTRAM il y a 10 mois

    C'est tout simplement juste le début du carnage de l'agroalimentaire européen par les U.S.A. Bravo les accords du CETA ,le reste suit