Les marchés européens finissent en ordre dispersé

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CLÔTURE EN ORDRE DISPERSÉ DES BOURSES EUROPÉENNES
CLÔTURE EN ORDRE DISPERSÉ DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé et sous leurs plus hauts de séance mardi, la réaction des marchés à certains résultats d'entreprises décevants ayant atténué l'impact d'indicateurs économiques jugés encourageants.

À Paris, le CAC 40 a fini en baisse de 0,26% (-11,74 points) à 4.540,84 points. Le Footsie britannique a gagné 0,45% et le Dax allemand a clôturé pratiquement inchangé (-0,04%), alors qu'il avait inscrit un plus haut de l'année en matinée, saluant le chiffre meilleur qu'attendu de l'indice Ifo du climat des affaires, jugé de bon augure pour la croissance de la première économie d'Europe.

L'indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,21%, le FTSEurofirst 300 0,36% et le Stoxx 600 0,35%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait dans le rouge, le Dow Jones abandonnant 0,22% et le Nasdaq 0,38%.

En Europe, si la remontée des cours des matières premières a soutenu la tendance, notamment à Londres, l'indice Stoxx du secteur ayant pris 3,22%, les résultats de sociétés ont été nettement plus mitigés et leur impact global bien moins net.

Si des groupes comme le papetier finlandais UPM-Kymmene (+10,75%) ou l'opérateur français de télécommunications Orange (+4,12%, plus forte hausse de l'EuroStoxx 50 comme du CAC) ont profité de leurs performances du troisième trimestre, celles du géant pharmaceutique suisse Novartis (-2,75%) et de l'éditeur de logiciels d'entreprise Dassault Systèmes (-6,95%) ont été sanctionnées.

De même à Wall Street, les résultats et prévisions décevants de Caterpillar (-1,5%) et de Whirlpool (-11,5%) occultant par exemple le relèvement des prévisions de Procter & Gamble (+4,2%).

Par ailleurs, Banca Monte dei Paschi di Siena, qui avait fortement monté au cours des séances précédentes, a rechuté de 15% après la présentation de son plan de restructuration.

Sur le marché des changes, le facteur dominant reste la hausse du dollar, qui a atteint son plus haut niveau depuis près de huit mois face à l'euro et depuis près de trois mois face au yen, grâce aux anticipations de relèvement des taux de la Fed en décembre. La monnaie unique européenne est tombée brièvement à 1,0851 dollar avant de remonter vers 1,0890.

Affecté par l'appréciation du billet vert, le pétrole, lui, cède plus de 1% avant les chiffres hebdomadaires des stocks aux Etats-Unis. Le brut léger (West Texas Intermediate, WTI) se traite autour de 50,10 dollars, le Brent autour de 50,90.

(Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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