Les marchés européens en ordre dispersé à mi-séance

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LES MARCHÉS EUROPÉENS EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE
LES MARCHÉS EUROPÉENS EN ORDRE DISPERSÉ À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en ordre dispersé vendredi à mi-séance et Wall Street est également attendue sur une note indécise, les investisseurs étant partagés entre des indicateurs macro-économiques - américains et chinois - plutôt encourageants et des inquiétudes au sujet des résultats d'entreprise, alimentées aujourd'hui par les prévisions jugées décevantes d'Intel.

Vers 11h45 GMT, le CAC 40 à Paris avançait de 0,11% (+4,11 points) à 3.748,04 points. En revanche, à Francfort, le Dax cédait 0,16% et à Londres. A Londres, le FTSE prenait 0,52% mais l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perdait 0,07%.

La Bourse de Londres se distingue des autres en raison du poids du compartiment des matières premières, qui profite de données montrant que la reprise économique de la Chine, pays très gourmand en matières premières, est bien en passe de devenir une réalité.

La croissance de la Chine au quatrième trimestre 2012 a atteint 7,9% en rythme annuel, mettant un coup d'arrêt à sept trimestres consécutifs de ralentissement.

Cet élément macro-économique intervient après deux statistiques américaines - l'une relative à l'emploi, l'autre à l'immobilier - qui ont suggéré un même frémissement de l'activité au sein de la première puissance économique. Ces données ont porté la veille les Bourses européennes à un pic de plusieurs mois et Wall Street à un plus haut de séance depuis décembre 2007.

"Nous avons eu de bons chiffres en provenance de Chine, des données positives des Etats-Unis hier (...) le sentiment général est plutôt optimiste", a déclaré Neil Marsh, analyste technique chez Newedge.

Derrière le secteur des médias (+1,1%), celui regroupant les valeurs liées aux matières premières (+0,49%) enregistre la plus forte hausse sectorielle du jour grâce aux bonnes nouvelles en provenance de Chine et des Etats-Unis.

Le compartiment des médias est notamment tiré par Vivendi, qui accuse la plus forte hausse (+2,14%) de l'Euro Stoxx 50. Juste derrière, il y a l'action BNP Paribas, qui prend 1,75% après qu'une source a dit que la banque préparait un plan de réduction de ses coûts et prévoyait d'investir un milliard d'euros sur trois ans pour simplifier et améliorer son organisation.

La prudence reste toutefois de mise concernant les entreprises, qui commencent à publier des résultats les unes après les autres. Intel a ainsi annoncé jeudi une prévision de chiffre d'affaires légèrement inférieure aux attentes pour le trimestre en cours mais en promettant une amélioration de sa marge brute, sur fond de baisse des ventes d'ordinateurs et de transition vers les tablettes et smartphones.

Sur le marché des changes, le yen est tombé à un plus bas de deux ans et demi face au dollar à l'approche de la réunion de la BoJ. Cette dernière examinera les 21 et 22 janvier la possibilité de taux à court terme nuls et d'achats illimités d'actifs jusqu'à ce que l'inflation remonte vers les 2%, ont dit vendredi des sources au fait de la situation.

Les cours du pétrole sont en légère baisse en début de matinée, sous le coup de prises de bénéfices intervenant après la forte hausse enregistrée la veille en raison de la prise d'otages sur le complexe gazier de Tigantourine en Algérie.

Les statistiques américaines pèsent sur les Bunds allemands, les actifs jugés les plus sûrs étant toujours délaissés lorsque l'optimisme revient quant aux perspectives économiques allemandes.

Après une baisse initiale, les obligations allemandes sont en hausse, à la faveur, selon des courtiers, d'achats à bon compte à la suite des importants dégagements constatés jeudi.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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