Les marchés européens débutent la semaine en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - De plus en plus inquiètes pour la croissance mondiale, les Bourses européennes ont entamé la semaine par une nouvelle séance de baisse lundi, alors que la perspective d'intervention des grandes banques centrales ne suffit plus à soutenir la tendance.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,95% à 3.497,22 points. Le Footsie britannique a cédé 0,24% et le Dax allemand 0,52%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a reculé de 0,33%.

Une nouvelle détérioration de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, en recul pour le cinquième mois d'affilée à son plus bas depuis février 2010, a également plombé l'euro, la monnaie unique poursuivant son repli par rapport au billet vert à 1,2910 dollar.

"Le climat des affaires allemand mesuré par l'Ifo continue à reculer, illustrant la réticence des investisseurs envers le plan (de rachat d'obligations) de la Banque centrale européenne", avance Christopher Vecchio, analyste changes chez Daily FX.

Si les espoirs placés dans la BCE et la Réserve fédérale américaine ont en grande partie alimenté le rally estival, faisant monter les Bourses européennes à un plus haut de quatorze mois, la multiplication des signes de ralentissement économique incitent désormais les investisseurs à la prudence et aux prises de bénéfices.

"On a été surpris par le rebond (des marchés boursiers) et par l'ampleur de ce rebond. On est maintenant de retour dans le monde réel. Aucun problème n'a vraiment été résolu malgré l'intervention (du président de la BCE) Mario Draghi", estime Cyrille Urfer, gestionnaire d'actifs de la banque suisse Gonet.

Aux valeurs, EADS (-2,72%) et BAE Systems (-1,32%) ont été plombées par les réserves émises par Berlin et Paris sur leur projet de fusion.

Dans un rapport que Reuters s'est procuré, l'Allemagne et la France estiment notamment que le projet n'inclut pas une garantie totale contre d'éventuels prédateurs et que les garanties fournies en matière de localisation future des sites de production ne sont pas fiables, soulignant ainsi le risque de pertes d'emploi à l'avenir en cas de rapprochement.

Sur le marché obligataire, le prix de la dette américaine augmente, les mauvais indicateurs européens incitant les investisseurs à se tourner vers les obligations d'Etat jugées les moins risquées. Le rendement du papier américain à dix ans revient à 1,709% contre 1,755% vendredi soir.

Les pressions pesant sur l'Espagne pour qu'elle demande une aide internationale et une information d'un journal allemand selon laquelle il manquerait 20 milliards d'euros à la Grèce pour boucler son budget ont également alimenté la nervosité des investisseurs.

Les inquiétudes pour la conjoncture mondiale font plonger les cours du pétrole, le Brent et le brut léger américain cédant autour de 2% à 109 et 91,30 dollars le baril respectivement.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand

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