Les marchés européens dans le vert en attendant l'aide à Athènes

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont repassées dans le vert mardi après-midi pour signer une nouvelle séance de hausse, portées par la volonté des investisseurs de couvrir leurs positions à court terme avant l'accord de principe attendu de l'Eurogroupe au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce.

Wall Street évolue en revanche en ordre dispersé à mi-séance, le Dow Jones étant notamment plombé par Hewlett-Packard (-10,5%), qui a annoncé mardi une charge exceptionnelle au quatrième trimestre et une chute plus forte que prévu de son chiffre d'affaires.

Ce sont pourtant de bonnes nouvelles en provenance des Etats-Unis - une augmentation de 3,6% des mises en chantier de logements en octobre, à leur plus haut niveau depuis quatre ans - qui ont permis aux bourses européennes d'inverser la tendance, après un début de séance en territoire négatif au lendemain d'une forte hausse.

L'espoir d'un accord sur la Grèce lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro - qui devait débuter à 15h00 GMT - leur a ensuite permis d'accroître leurs gains, même si la Finlande, un des pays les plus hostiles au sauvetage d'Athènes, a prévenu qu'un tel feu vert n'était pas encore acquis.

A Paris, le CAC 40 a gagné 0,65%, surpassant l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 (+0,58%). Le Dax allemand a progressé dans les mêmes proportions (+0,69%), tandis que le Footsie britannique n'a pris qu'un petit 0,18%, malgré les gains de Xstrata (+3,11%) et Glencore (+1,58%) dont la fusion a été approuvée mardi par les actionnaires.

Aux valeurs encore, Veolia, qui avait reculé plus de 7% depuis le 9 novembre, a rebondi de 4% - plus forte hausse du CAC 40 - après l'annonce de la nomination de François Bertreau en tant que directeur général adjoint des opérations du groupe à compter du 1er décembre 2012.

A l'inverse, Alcatel-Lucent a cédé 2,11% suite au placement de sa note sous perspective négative par Moody's.

Le CAC parisien n'a en revanche guère été affecté par le déclassement de la note souveraine de la France à Aa1 par Moody's lundi soir - décision attendue depuis des mois et déjà inscrite dans les cours.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations à dix ans émises par Paris n'a pas non plus été trop affecté, même s'il est monté de sept points de base à 2,15%, contre 2,08% lundi, un niveau guère éloigné des plus bas historiques.

La décision de Moody's a par contre contraint le Fonds européen de stabilité financière (FESF) à reporter une émission de nouvelles euro-obligations à trois ans, celle-ci devant réglementairement être garantie à 100% par des Etats membres dont la note souveraine attribuée par chacune des trois grandes agences de notation est similaire ou supérieure à celle du FESF, ce qui n'est plus le cas de la France depuis lundi.

Selon une source banquière, les nouvelles euro-obligations ne devraient pas être émises avant "environ une semaine".

Sur le marché des changes, l'euro se maintient par rapport au dollar, qui a touché de son côté un plus haut de sept mois face au yen japonais après les chiffres des mises en chantier de logements.

Moins optimistes pour la conjoncture mondiale, les cours du pétrole ont fortement reculé, d'autant que la tension est retombée d'un cran au Proche-Orient avec l'annonce d'une trêve imminente dans la bande de Gaza.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Catherine Monin

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