Les marchés européens clôturent en légère baisse malgré la Fed

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse jeudi, la crainte d'un enlisement des négociations cruciales sur le budget des Etats-Unis ayant rapidement occulté l'impact positif des nouvelles mesures de soutien à la croissance annoncées par la Réserve fédérale la veille.

Les investisseurs prennent acte du fait que la Maison blanche et les républicains ne parviennent toujours pas à trouver d'accord sur la question du "mur budgétaire" et craignent de ce fait une impasse, qui déclencherait automatiquement une hausse d'impôts et une baisse des dépenses de l'Etat de l'ordre de 600 milliards de dollars, ce qui menacerait de faire retomber le pays en récession.

"Le marché est très prudent face aux problèmes du mur budgétaire, qui sans aucun doute sera évité, sans que l'on puisse savoir quand", dit Richard Griffiths de Berkeley Futures.

"Toute hausse un peu substantielle du marché entraîne un courant de ventes. Les investisseurs jouent la prudence avant la fin de l'année", ajoute-t-il.

Les négociations doivent se poursuivre à Washington, alors que les républicains reculent dans les sondages et que la cote de popularité du président Barack Obama atteint des niveaux jamais vus depuis la mort d'Osama Ben Laden.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,1% à 3.643,13 points. Le Footsie britannique a perdu 0,27% et le Dax allemand 0,43%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,1% également.

Au moment de la clôture des Bourses européennes, les trois principaux indices de Wall Street reculaient de 0,3% à 0,5%.

Mercredi, la Réserve fédérale a annoncé qu'elle maintiendrait le taux des Fed Funds à un niveau proche de zéro jusqu'à ce que le taux de chômage revienne à 6,5%, la banque centrale américaine prenant au passage de nouvelles mesures pour stimuler l'économie.

L'annonce que les inscriptions au chômage aux Etats-Unis avaient nettement diminué lors de la semaine au 8 décembre, à 343.000, au plus bas depuis la semaine du 6 octobre, n'a pas non plus soutenu durablement les marchés.

Aux valeurs, Renault a été bien entouré (+1,5%) après sa sortie définitive de Volvo , tandis qu'Astrazeneca a perdu 2,76% à la suite d'une étude clinique ayant montré que l'un de ses traitements contre l'arthrite donnait des résultats moins bons que celui de son concurrent américain Abbott Laboratories.

Sur le marché obligataire, la détente s'est poursuivie sur le marché italien de la dette souveraine après le succès d'une adjudication de Rome qui a fait apparaître un retour des rendements de la dette à 3 ans de Rome à des niveaux sans précédent depuis plus de deux ans.

L'euro se stabilise contre le dollar, ce dernier étant pris entre les annonces de la Fed et les chiffres prometteurs des inscriptions hebdomadaires au chômage.

Les cours du brut sont repassés sous la barre des 109 dollars le baril, affecté par la hausse des stocks de pétrole aux Etats-Unis et la menace du "fiscal cliff".

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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