Les marchés européens clôturent en légère baisse

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse pour la plupart vendredi, dans l'attente d'une solution à Chypre qui éviterait une nouvelle crise dans la zone euro.

Le numéro deux du Rassemblement démocrate, le parti au pouvoir dans l'île, a assuré qu'un plan conforme aux conditions posées par l'Union européenne pourrait être finalisé dans la journée. Dans la matinée, les investisseurs avaient déjà accueilli avec soulagement l'annonce d'une scission des succursales grecques des banques chypriotes, qui seront reprises par Piraeus Bank.

L'UE a donné à Nicosie jusqu'à lundi pour trouver les quelque six milliards d'euros nécessaires pour compléter son plan de sauvetage, sous peine d'un effondrement de son système bancaire qui entraînerait sans doute son éviction de la zone euro.

Le ministre chypriote des Finances a indiqué qu'une taxe sur les dépôts bancaires, rejetée massivement par le parlement mardi, était de nouveau "clairement sur la table".

La plupart des investisseurs escomptent un accord in fine mais ne sont pas près à parier dessus pour autant, dit un trader, pour qui le marché est actuellement "en mode neutre voire baissier".

À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 4,56 points ou 0,12% à 3.770,29, après un creux à 3.750 en matinée. Le Dax-30 a cédé 0,27% à Francfort et l'Ibex-35 0,26% à Madrid, mais la Bourse de Londres a gagné 0,07% et celle de Milan 0,69%, aidée par Generali.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 (-0,08%) et l'Eurofirst 300 (-0,05%) ont fini à peu près stables.

Sur la semaine, le CAC a cédé 1,92% et l'EuroStoxx 50 a perdu 1,62%. "La semaine a été agitée mais les indices continuent d'absorber les mauvaises nouvelles avec une certaine facilité", observe Dominic Hawker, analyste chez Messels.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street gagnait 0,5%, aidée par les bons résultats de Nike et de Tiffany & Co.

Plus forte hausse de l'Eurofirst 300, l'opérateur télécoms BT Group a gagné 3,91% à la faveur de commentaires positifs de Nomura, qui conseille le titre à l'achat.

Bolloré s'est adjugé 3,87% au lendemain de la publication de ses résultats 2012, accompagnés de perspectives favorables.

En tête de l'EuroStoxx50, Generali a pris 3,46%, aidé par les bonnes performances de sa banque privée BSI que l'assureur italien prévoit de vendre. Essilor International (+3,14%), GDF Suez (+2,61%) et EADS (+1,75%) se sont également distinguées parmi les valeurs vedettes.

A la baisse, le chimiste allemand Lanxess, toujours plombé par un avertissement sur ses résultats, a ajouté 4,54% aux 5,95% perdus jeudi.

Aux banques, Société générale a rétrogradé de 2,52% et BNP Paribas de 2,01%.

Burberry a chuté de 4,11% à Londres, dans le sillage du maroquinier britannique Mulberry qui a plongé de 17% après un nouvel avertissement sur ses résultats annuels, le deuxième en six mois .

Sur le marché des changes, l'euro a rebondi jusqu'à 1,3002 dollar, un plus haut d'une semaine, dans l'espoir d'un accord à Chypre, mais a ensuite reflué pour s'inscrire à 1,2982 en fin de journée européenne, en hausse de 0,66% sur la séance.

L'anticipation d'une résolution de la crise chypriote a fait reculer les Bunds, au profit des emprunts italiens et espagnols. "Nous continuons de penser que les Chypriotes finiront par trouver les 5,6 milliards d'euros qui manquent au plan de sauvetage. La probabilité d'un scénario du pire est faible", explique Alessandro Giansanti, analyste taux chez ING.

Sur le marché pétrolier, le Brent de mer du Nord cédait 0,20% à 107,25 dollars en fin de séance, accusant sa deuxième semaine consécutive de baisse.

Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant