Les marchés européens clôturent en forte baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont dévissé mercredi et l'euro a touché un plus bas de trois semaines face au dollar en raison d'un regain d'inquiétudes sur l'activité et sur la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro alors que la Réserve fédérale américaine a douché les espoirs de nouvelles mesures de stimulation au regard des signes de reprise aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 2,74% (-93,31 points) à 3.313,47 points, enfonçant un niveau de soutien à 3.350 points. Le Footsie britannique abandonne 2,3% et le Dax allemand 2,84%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 2,04%.

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux directeurs inchangé à leur plus bas historique à l'issue de la réunion de son conseil des gouverneurs mais son président Mario Draghi a mis en garde contre les risques baissiers sur les perspectives économiques de la zone du fait de la hausse des prix des matières premières et des tensions sur les dettes souveraines.

Le Trésor espagnol a adjugé pour 2,6 milliards d'euros d'obligations, dans le bas de la fourchette visée et à des rendements en hausse, le budget draconien dévoilé par Madrid ne suffisant pas à calmer l'inquiétude des investisseurs face à l'endettement du pays.

Le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine publié mardi avait douché les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'activité. Seuls deux membres du comité de politique monétaire ont estimé que d'autres mesures de soutien pourraient être nécessaire si l'activité économique s'affaiblissait ou si l'inflation restait à un niveau bas pendant une période prolongée.

L'euro est tombé à un plus bas de trois semaines contre le dollar, les commentaires de Mario Draghi au sujet des risques pesant sur les perspectives économiques de la zone euro plombant encore un peu plus une monnaie unique déjà affectée par le regain des inquiétudes sur l'Espagne.

Lors de sa conférence de presse qui a suivi la décision de la BCE de maintenir ses taux d'intérêt à un niveau historiquement bas, le président de la BCE a également dit qu'il était prématuré d'évoquer une sortie des mesures de politique monétaire non conventionnelles, déclarations qui n'ont pas joué en faveur de l'euro.

Selon les analystes, le fait que la monnaie unique soit passée sous 1,3155 dollar, sa moyenne mobile sur 100 jours, n'est pas de bon augure pour elle.

Marc Joanny, édité par Benoît Van Overstraeten

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