Les marchés émergents soutiennent les résultats 2014 d'Edenred

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par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Le groupe de services prépayés Edenred a publié jeudi des résultats 2014 soutenus par l'accélération de sa croissance en Amérique latine, Brésil et Mexique en tête, mais sur lesquels l'impact des changes a lourdement pesé.

L'inventeur du Ticket-Restaurant a enregistré un bénéfice d'exploitation courant de 343 millions d'euros, en ligne avec l'objectif de 335 à 350 millions qu'il s'était fixé. Mais à cause de la dévaluation du bolivar vénézuélien et du real brésilien, ce résultat est stable en données publiées alors qu'il progresse de 14,4% sur une base comparable.

De son côté le volume d'émission a totalisé 17.713 millions d'euros, soit un gain de 3,5% en publié et de 12% en organique, conforme à la fourchette de 8% à 14% fixée par le groupe.

Cet indicateur clé du secteur a été dopé par le dynamisme des pays émergents, où le groupe réalise aujourd'hui près de 60% de son volume d'affaires, particulièrement en Amérique latine.

"Cette progression du volume d'émission est la plus forte de ses quatre dernières années, c'est-à-dire depuis la création d'Edenred", a observé Jacques Stern, le PDG d'Edenred, lors d'une conférence de presse téléphonique.

La croissance organique du volume d'émission engrangée en Amérique latine ressort à 18% alors qu'elle n'est que de 4,8% en Europe. Celle du "reste du monde" s'inscrit à +15,8%, reflet d'une forte croissance en Turquie, qui devient le premier contributeur de la zone.

Edenred propose de relever à 0,84 euro par action le dividende qui sera versé au titre de 2014, contre 0,83 euro pour l'exercice précédent.

Le groupe a confirmé son objectif à long terme d'une croissance organique de son volume d'émission située entre 8% et 14% par an. Celui des pays émergents devrait enregistrer comme en 2014 une progression à deux chiffres, tandis que celle de l'Europe se situerait entre 3% et 4%, la situation en matière d'emplois salariés y restant précaire, a précisé Jacques Stern.

Le PDG n'a pas donné d'indication chiffrée concernant l'évolution du résultat d'exploitation courant mais a simplement affirmé qu'il devrait progresser en 2015.

Questionné sur les projets du groupe en matière de croissance externe, Jacques Stern a répondu qu'Edenred regardait d'autres acquisitions bien qu'il n'ait pas d'annonce à faire sur ce sujet.

Néanmoins, a-t-il ajouté, le coût de ces éventuelles opérations se situerait plutôt dans la fourchette de 20 à 50 millions d'euros, bien inférieur au rachat "atypique" d'une partie de la société Union Tank Eckstein, un spécialiste des cartes-essence pour les flottes de véhicules lourds, dont le closing est attendu à la fin février.

L'action Edenred, en légère hausse à l'ouverture, cède 1,23% à 25,21 euros à 9h25, faisant ressortir une capitalisation boursière de près de 5,8 milliards d'euros.

(Edité par Dominique Rodriguez)

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