Les marchés attendent des réponses de MerkHollande à la crise

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    * Retour en force de l'aversion au risque après les 
élections grecques 
    * Les Bourses euro en baisse,  mais réduisent leurs pertes 
    * Dettes et actions grecques plongent 
 
 (Actualisé avec précisions, contexte, graphiques)  
    par Raoul Sachs  
    PARIS, 7 mai (Reuters) - La peur du risque a de nouveau 
lundi hanté les marchés financiers qui, très préoccupés par 
l'impact des élections grecques en Europe, attendent du nouveau 
couple franco-allemand des mesures énergiques de sortie de la 
crise de la zone euro, au lendemain de l'élection du socialiste 
François Hollande à la présidence de la République.  
    En net repli à l'ouverture, les Bourses de la zone euro ont 
réduit leurs pertes en milieu de journée, à l'exception de la 
Bourse d'Athènes  .ATG , qui cédait toujours quelque 7% vers 
13h00.  
    En France, le CAC 40  .FCHI  ne perdait que 0,18%, même si 
le Crédit agricole  CAGR.PA , très exposé à la Grèce via sa 
filiale Emporiki, accusait la plus forte baisse de l'indice 
(-4%) (voir  ID:nL5E8G71CL ).  
    La Bourse de Francfort  .GDAXI  a réduit également ses 
pertes (-0,9%) tandis que les Bourses de Milan  .FTMIB  (+0,74%) 
et de Madrid  .IBEX  (+0,8%) se reprenaient, la Bourse de 
Londres étant quant a elle fermée. L'EuroStoxx 50  .STOXX50E  
des grandes valeurs de la zone euro reculait de 0,23%.  
    Valeur refuge de la zone euro, le rendement de l'emprunt 
d'Etat allemand (Bund) à 10 ans  DE10YT=RR  est tombé à plus bas 
historique à 1,57% (-2 points de base) tandis que l'euro repasse 
au-dessus de 1,30 dollar  EUR=  après avoir touché un plus bas 
de trois mois à 1,2957 ce matin en Asie.  
    Après une brève tension en début de séance, le rendement de 
l'obligation d'Etat française (OAT) à 10 ans  FR10YT=RR  se 
détend de cinq points de base à 2,82% tandis que l'équivalent 
grec  GR10YT=RR  se tend de 210 points de base à 22,6%.  
      
    Graphique sur les principaux taux de la zone euro :   
    http://link.reuters.com/fev97s  
  
    Graphique sur le spread du 10 ans grec par rapport au Bund :  
    http://link.reuters.com/gev97s  
      
    Graphique sur l'évolution en Bourse des banques françaises :  
    http://link.reuters.com/jev97s  
      
    Graphique sur les spread sur CDS à 5 ans des banques:  
    http://link.reuters.com/kev97s  
       
    L'agence Standard and Poor's, qui a dégradé en janvier la 
note de crédit de la France de "AAA" à "AA+", a publié lundi un 
communiqué soulignant que l'élection de François Hollande comme 
nouveau président de la France n'avait aucun impact sur les  
notes de crédit de la République française et leurs 
perspectives".  
      
    L'EQUILIBRE AUSTERITE-CROISSANCE  
    "Nous considérons toujours qu'il y a une chance sur trois 
que nous abaissions la note long terme de la France cette année 
ou en 2013", a précisé S&P.  
    "La victoire de François Hollande était largement anticipée 
et ne constitue pas une surprise en ce lundi matin. L'élection 
qui pose problème aujourd'hui c'est la Grèce", résume Nicolas 
Forest, responsable de la stratégie taux chez Dexia Asset 
Management.  
    Comme d'autres analystes, il constate que les deux grands 
partis grecs, le Pasok (socialiste) et la Nouvelle démocratie 
(conservateur) ont fait beaucoup moins bien que les sondages le 
pronostiquaient. Une union de ces deux partis n'aurait pas la 
majorité des sièges au Parlement  
    "Les élections grecques marquent le rejet de l'austérité et 
revêtent une dimension symbolique avec l'entrée des 'néo-nazis' 
au Parlement", explique Nicolas Forest. "Il y a vraiment un 
risque que le pays ne soit pas gouvernable et qu'en cas de 
nouvelles élections les Grecs optent pour une sortie de la zone 
euro - une éventualité dont on ignore les conséquences".  
    "La Grèce va probablement être la principale source de 
volatilité des marchés qui vont certainement réintégrer dans les 
cours le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro", 
estiment les analystes d'Exane BNP Paribas.  
    Le couple franco-allemand, au lendemain de l'élection de 
François Hollande, est à nouveau confronté au problème de l'aide 
à la Grèce, à la crise de la dette souveraine en zone euro et à 
la nécessité de trouver un nouvel équilibre entre l'austérité 
nécessaire au redressement des finances publiques et la 
croissance économique également nécessaire à ce redressement, 
estiment des analystes.  
    Une fois élu dimanche, François Hollande, qui s'est 
entretenu au téléphone avec la chancelière allemande, Angela 
Merkel, a répété qu'au Pacte de discipline budgétaire adopté par 
 les gouvernements en décembre, il fallait ajouter des mesures 
favorables à la croissance.  
    "Alors que les marchés pourraient s'inquiéter d'éventuelles 
tensions entre l'Allemagne et la France, la possibilité d'une 
révision de l'actuel mix récession-austérité en Europe n'est pas 
nécessairement une mauvaise chose pour stabiliser la zone euro à 
long terme", souligne Manuel Maleki, économiste chez ING 
Financial Markets.  
    Des professionnels interrogés relèvent qu'Angela Merkel a 
récemment infléchi son discours "tout austérité".  
    L'Allemagne a toutefois réaffirmé lundi qu'elle ne 
renégocierait pas le pacte européen de discipline budgétaire et 
qu'elle rejetait toute mesure de stimulation de la croissance 
qui augmenterait l'endettement. (voir  ID:nWEA0641 ).  
    Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario 
Draghi, a estimé de son coté qu'il convenait de conjuguer 
croissance et discipline budgétaire (voir  ID:nL5E8G3GIY ).  
    Les marchés resteront relativement prudents sur la France 
dans l'attente de l'issue des élections législatives françaises 
des 10 et 17 juin. "La victoire de Hollande ouvre une autre 
campagne", dit Exane BNP Paribas qui estime que sur la scène 
européenne, François Hollande et Angela Merkel devraient trouver 
un terrain d'entente sans "bouleverser le pacte budgétaire".  
    
 Voir aussi :  
 * Zone euro: l'austérité à nouveau sanctionnée dans les  
urnes  ID:nL5E8G4F9O   
  
 (Raoul Sachs, avec la contribution d'Alexandre 
Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)  
 ((Raoul.Sachs@thomsonreuters.com)(+33)(0)(149495235)(Reuters 
Messaging: raoul.sachs.reuters.com@reuters.net))

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  • 466patri le lundi 7 mai 2012 à 13:53

    MerkHollande, wouaarff