Les manières expéditives de la police brésilienne

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Photographie tirée du rapport de Human Rights Watch. L'ONG a interviewé 88 personnes, dont 34 policiers. 
Photographie tirée du rapport de Human Rights Watch. L'ONG a interviewé 88 personnes, dont 34 policiers. 

Les violences commises par certains officiers de police suscitent le scandale aux États-Unis. Mais au Brésil, à moins d'un mois du début des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, les forces de sécurité font bien pire ! Chaque jour, les policiers de cette mégalopole de 6,1 millions d'habitants (l'une des villes les plus dangereuses au monde) abattent ainsi, en moyenne, deux personnes « présumées délinquantes ». Le bilan de l'année 2015 est éloquent. Avec un taux d'homicides commis par la police locale de 3,9 pour 100 000 personnes, les forces de l'ordre brésiliennes se montrent dix fois plus violentes que leurs homologues nord-américaines.

Alors que le nombre de meurtres commis par la police de Rio a officiellement baissé depuis 2007, année où il avait culminé à 1 300 tués, diminuant continûment jusqu'en 2013 pour s'établir à moins de 400 « affaires », ce nombre est reparti à la hausse depuis, pour atteindre 645 en 2015. L'année 2016 devrait battre ce record puisque 322 personnes ont été abattues par la police entre janvier à mai 2016, selon les données les plus récentes dont nous disposons.

Un gros problème de sécurité

La sécurité est une préoccupation majeure à l'approche des JO qui doivent se tenir du 5 au 21 août prochain dans quatre quartiers de la ville (Barra, Capacabana, Deodoro et Maracaña). À l'heure où les premiers des 10 500 athlètes commencent à arriver, la tension...

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