Les malades mentaux défilent à Paris contre la discrimination

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Les malades mentaux défilent à Paris contre la discrimination
Les malades mentaux défilent à Paris contre la discrimination

Fous et alors? Quelque 400 personnes ont défilé, samedi, à Paris lors de la deuxième Mad Pride, une marche pour dénoncer la stigmatisation et les préjugés dont sont victimes les personnes atteintes de troubles psychiatriques. Au rythme de tambours ou de fanfares, vêtus de ponchos aux couleurs vives, de tenues d'Arlequin, de pyjamas, de chapeaux de fous du roi ou grimpés sur des échasses, les manifestants ont marché dans une ambiance festive de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul dans le XIVe arrondissement jusqu'à la place de la Bastille. Le cortège, accompagné par des chars richement décorés, rassemblait des patients, des proches de malades et des représentants d'associations.

Une banderole barrée du slogan «Fous et alors?» fermait la marche. Ils revendiquent le droit à la différence et manifestaient à l'appel de plusieurs associations, dont Advocacy France, Aftoc, France Dépression, Humapsy, Schizo?...Oui!, Bicycle, Santé Mentale France et Vie Libre.

«Cela fait des décennies que la santé mentale est uniquement montrée comme de la dangerosité», a déclaré à l'AFP Philippe Guérard, président de la Mad Pride 2015 et de l'association de malades Advocacy France. «Aujourd'hui, on a envie de montrer le contraire, que les fous peuvent être dans la rue et n'agresser personne. Il y en a marre des grands murs gris et des blouses blanches, on a envie de montrer nos couleurs!», a ajouté M. Guérard, chapeau bigarré sur la tête et collier de fleurs autour du cou.

«Je trouve ça bien qu'on assume et qu'on descende dans la rue pour montrer qu'on est des gens comme les autres», a témoigné Cathy, 42 ans, venue de Bourgogne, qui souffre de troubles bipolaires. Elle arborait une pancarte avec les mots «Je suis bipo, mais je me soigne». «L'idée, c'est de venir revendiquer une psychiatrie correcte en France, parce qu'on estime que dans la plupart des endroits, elle ne l'est pas», a souligné de son côté Matthieu, 33 ans, ...

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