Les mafias du bois plombent la lutte contre la déforestation

le
0
La lutte contre la déforestation se heurte à un trafic illégal de bois qui ne cesse de prospérer...
La lutte contre la déforestation se heurte à un trafic illégal de bois qui ne cesse de prospérer...
Le trafic illégal de bois a atteint des proportions et prend une tournure inacceptables.

Péril environnemental majeur depuis de longues décennies, contributrice active du réchauffement climatique, la déforestation peine à être endiguée au Brésil, en Indonésie et dans le bassin du Congo. Aux prises avec la mauvaise gestion voire la mauvaise volonté des pouvoirs publics, qui laissent les industries destructrices des biocarburants de première génération et de l'huile de palme prospérer pour d'évidentes raisons financières, insuffisamment protégés par les lois, les principaux poumons d'oxygène de la planète continuent de perdre du terrain, en dépit de brèves périodes d'accalmie enregistrées ces derniers mois. Si l'on s'en réfère à des données officielles souvent erronées...
Il va sans dire que trafic illégal de bois n'arrange rien. D'ampleur internationale, particulièrement juteux, ce sordide marché génèrerait des revenus oscillant entre trente et cent milliards de dollars par an (de vingt-trois à soixante-dix-sept milliards d'euros) si l'on en croit l'estimation conjointe publiée hier par Interpol et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement). Auteurs d'un rapport intitulé « Carbone Vert, Marché Noir » et relayé par nos confrères du Monde.fr, les deux organismes font donc état d'un « chiffre d'affaires » très supérieur à celui annoncé en mars dernier par la Banque Mondiale, laquelle avait évoqué des tra
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant