Les Lyonnais n'y ont jamais cru, à commencer par Lacazette

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Contre le PSG, Lyon a joué très bas et n'a pas cherché à mettre son adversaire sous pression. A l'instar d'un Alexandre Lacazette fantomatique, les Lyonnais ont donné l'impression de se présenter au Parc des Princes battus d'avance. Vraiment dommage...

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Nos pensées étaient encore au Vélodrome. Une terre de foot, une ambiance de folie, et un adversaire du PSG décidé à jeter toutes ses forces dans la bataille de l’engagement. Après la mode lancée par le Toulouse de Dominique Arribagé, qui avait fait déjouer le PSG à deux reprises en début d’année en jouant très bas, on espérait que le modèle proposé par l’OM pour gêner le club de la Capitale ferait des petits. Mais l’héritage marseillais n’a pas trouvé preneur dans le vestiaire lyonnais. D’un pressing tout terrain des coéquipiers de Steve Mandanda, on est repassé à un adversaire lyonnais au petit trot, qui a parfois même donné l’impression de marcher.

Lacazette a tout raté…

Hormis quelques rares fulgurances en contre, à l’image des occasions de Maxwell Cornet en première période, et de Sergi Darder au retour des vestiaires, jamais l’OL n’a donné l’impression de vouloir marcher sur son adversaire. Dommage, car cette fois encore, pendant une heure, c’est un PSG en retenue qui s’est présenté devant son public. Illustration parfaite de ce manque de rythme : Alexandre Lacazette. Déjà très discret à Angers samedi, malgré l’infériorité numérique adverse, l’attaquant lyonnais a été fantomatique face au PSG. Bien tenu par Marquinhos et Thiago Silva, le meilleur buteur de la saison précédente n’a quasiment jamais fait les efforts dans le pressing, ni pour chercher à proposer des solutions à ses coéquipiers. A l’heure de jeu, l’international français a même sorti involontairement du cadre une frappe de Sergi Darder qui aurait pu inquiéter Salvatore Sirigu.

Comme Toulouse et Saint-Etienne, l’OL craque à l’heure de jeu

Et étonnamment, comme Toulouse et Saint-Etienne (qui s’était inspiré du modèle toulousain), Lyon a craqué à l’heure de jeu. Deux buts coup sur coup de Zlatan Ibrahimovic et une réalisation d’Adrien Rabiot (hors-jeu) sont venus sanctionner la tactique choisie par Bruno Genesio. Si les entraîneurs français hésitent encore quant à la stratégie à employer contre le PSG, la défaite de Lyon a mis en échec une nouvelle fois la tactique de l’attentisme. Et même si tous les clubs de Ligue 1 ne possèdent pas les armes de Marseille pour agresser le porteur du ballon, et notamment Lassana Diarra, il y a peut-être plus d’honneur à tomber les armes à la main. Ce que les Lyonnais n’ont pas su faire. On se répète, mais le fossé entre les deux équipes est devenu immense en un an…

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